En bref
- La Madonnina occupe le 10, rue Marie-et-Louise, à quelques minutes des rives du canal et de la place de la République.
- Cette table du 10e arrondissement défend une gastronomie italienne de saison, centrée sur les pùtes, les produits fromagers et les assiettes à partager.
- Le lieu, présent dans le paysage du quartier depuis plus de vingt ans, a été modernisé par Miguel, ancien salarié devenu restaurateur.
- Ă midi, une formule annoncĂ©e Ă 19 euros associe entrĂ©e-plat ou plat-dessert, selon les informations communiquĂ©es par lâĂ©tablissement.
- Les week-ends, la maison propose une lecture plus dĂ©contractĂ©e de la cuisine transalpine, entre focaccia revisitĂ©e, Ćuf mollet, lĂ©gumes et charcuteries.
Rue Marie-et-Louise, les fins de journĂ©e ont une lumiĂšre particuliĂšre. Les vitrines sâallument une Ă une, les vĂ©los sâalignent contre les potelets et le mouvement du Canal Saint-Martin semble se prolonger jusque dans les rues Ă©troites qui le bordent.
Devant La Madonnina, la terrasse vĂ©gĂ©talisĂ©e introduit une nuance plus mĂ©ridionale dans ce morceau dense du 10e arrondissement. Ce nâest pas lâItalie des nappes Ă carreaux convenues : câest une Italie moderne, attentive Ă la saison et aux habitudes dâun quartier parisien qui mange tard, travaille vite et tient Ă retrouver des visages familiers.
| RepĂšre | Ce quâil faut retenir |
|---|---|
| Situation | 10, rue Marie-et-Louise, Paris 10e, entre République et le Canal Saint-Martin. |
| Esprit | Cuisine contemporaine, végétale, italienne et de quartier. |
| Midi | Formule annoncée à 19 euros, entrée-plat ou plat-dessert. |
| Assiettes repÚres | Linguine alle vongole, mafaldine à la truffe, mozzarella panée, panna cotta à la rhubarbe. |
| Week-end | Brunch italien et plats Ă partager, sous rĂ©serve des horaires affichĂ©s par lâĂ©tablissement. |
| Rythme du lieu | Déjeuner, dßner et privatisation selon les créneaux communiqués en 2026. |
La Madonnina au Canal Saint-Martin : une trattoria qui suit le rythme du 10e arrondissement
La rue Marie-et-Louise ne cherche pas Ă prendre toute la lumiĂšre. Elle relie discrĂštement les abords de la rue des RĂ©collets aux rues plus animĂ©es qui descendent vers RĂ©publique, dans un secteur oĂč lâon passe dâun atelier, dâun cafĂ© et dâune cour dâimmeuble Ă une salle de restaurant en quelques dizaines de mĂštres. La Madonnina sâinscrit prĂ©cisĂ©ment dans cette gĂ©ographie de proximitĂ©.
Le visiteur pressĂ© passe sans voir ce qui fait lâintĂ©rĂȘt du lieu : sa position lĂ©gĂšrement en retrait des grandes artĂšres. Ă environ cinq minutes Ă pied des Ă©cluses du Canal Saint-Martin, lâadresse profite de la frĂ©quentation des promeneurs sans se confondre avec les Ă©tablissements posĂ©s face Ă lâeau. Cette distance compte. Elle permet une ambiance conviviale moins dĂ©monstrative, plus proche de la cantine urbaine que du dĂ©cor fait pour la photographie.
Depuis plus de vingt ans, selon lâhistoire racontĂ©e par lâĂ©tablissement et relayĂ©e par la presse locale, La Madonnina appartient au paysage de cette rue. Ă Paris, cette durĂ©e nâest pas un dĂ©tail. Les restaurants changent vite de concept, de propriĂ©taire ou de nom, surtout dans les quartiers devenus trĂšs recherchĂ©s. Tenir deux dĂ©cennies suppose dâavoir compris une chose simple : le quartier ne se rĂ©sume pas au passage du samedi aprĂšs-midi.
Le Canal Saint-Martin a connu plusieurs vies. Voie dâeau industrielle au XIXe siĂšcle, portion discrĂšte du paysage parisien au milieu du XXe, il est devenu depuis les annĂ©es 2000 un territoire de flĂąnerie et de restauration. Les Ă©cluses, les passerelles mĂ©talliques et les platanes donnent encore une cadence lente Ă un arrondissement trĂšs connectĂ©. Mais cette attractivitĂ© a aussi transformĂ© les loyers commerciaux et le visage des rues adjacentes.
Dans ce contexte, un restaurant italien doit trouver une ligne singuliĂšre. La pizza, devenue omniprĂ©sente Ă Paris, ne suffit plus Ă dĂ©finir les saveurs italiennes. La Madonnina a choisi les pĂątes, les fromages, les charcuteries et une carte qui varie avec les arrivages. Ce parti pris place lâĂ©tablissement du cĂŽtĂ© de la trattoria contemporaine, sans emprunter le langage parfois trop formatĂ© des enseignes rĂ©centes.
Un dĂ©tail attire lâĆil : la prĂ©sence du vĂ©gĂ©tal, qui adoucit la façade et fait Ă©cran avec la circulation. Cette mise en scĂšne reste modeste, mais elle rĂ©pond Ă lâusage rĂ©el du quartier. Ă lâheure du dĂ©jeuner, les salariĂ©s des bureaux voisins cherchent une pause nette, sans traverser tout lâarrondissement. Le soir, les habitants reviennent Ă pied aprĂšs une marche le long de lâeau ou une correspondance Ă RĂ©publique.
La contrepartie de cette situation est connue. DĂšs les beaux jours, les rues proches du canal gagnent en intensitĂ© sonore, et les tables extĂ©rieures deviennent disputĂ©es. La proximitĂ© du centre de Paris apporte de lâanimation, mais elle ne garantit pas le calme. La Madonnina ne vend pas une parenthĂšse isolĂ©e : elle assume le mouvement du 10e.
Cette adresse raconte ainsi une maniĂšre prĂ©cise dâhabiter Paris : sortir sans organiser une expĂ©dition, dĂźner sans cĂ©rĂ©monial, retrouver une table qui connaĂźt les heures irrĂ©guliĂšres de la ville. Au Canal Saint-Martin, la restauration qui dure est souvent celle qui reste liĂ©e au trottoir.

Une Italie moderne Ă Paris : comment la cuisine contemporaine renouvelle les classiques
La carte de La Madonnina part de repĂšres trĂšs identifiables. Des linguine alle vongole, une mozzarella panĂ©e, des rigatoni aux asperges vertes, une panna cotta Ă la rhubarbe : chaque intitulĂ© Ă©voque une tradition, mais lâensemble Ă©vite la reconstitution. La cuisine italienne nâest pas ici une collection de symboles figĂ©s. Elle devient un langage adaptĂ© Ă la saison parisienne.
Le choix des linguine alle vongole est rĂ©vĂ©lateur. Ce plat de pĂątes aux coquillages demande peu dâartifices et ne supporte pas lâĂ -peu-prĂšs : cuisson des pĂątes, jus iodĂ©, ail, persil, Ă©quilibre du vin blanc. Dans une ville oĂč lâoffre de restaurant italien est devenue considĂ©rable, ce sont souvent ces recettes apparemment simples qui sĂ©parent la bonne intention de la maĂźtrise.
Les mafaldine Ă la truffe racontent une autre facette de lâĂ©tablissement. Leur forme rubanĂ©e accroche la sauce et donne Ă lâassiette un relief particulier. La truffe, devenue un produit trĂšs visible dans la restauration urbaine, peut facilement prendre toute la place. Lorsquâelle accompagne la pĂąte plutĂŽt quâelle ne lâĂ©crase, elle permet une lecture plus prĂ©cise du plat. Le plaisir vient alors de la texture autant que du parfum.
Cette recherche dâĂ©quilibre se retrouve dans les propositions vĂ©gĂ©tales. Les asperges vertes, les lĂ©gumes de saison, lâaubergine ou les pickles ne sont pas prĂ©sentĂ©s comme une concession Ă une clientĂšle spĂ©cifique. Ils entrent dans la logique mĂȘme de la cuisine contemporaine, qui considĂšre lâaccompagnement comme un Ă©lĂ©ment structurant de lâassiette. Ă y regarder de prĂšs, cette Ă©volution est aussi trĂšs italienne : les cuisines rĂ©gionales de la pĂ©ninsule ont toujours fait une place centrale aux lĂ©gumes, aux herbes et aux prĂ©parations modestes.
La mozzarella panĂ©e, elle, joue sur une mĂ©moire plus gĂ©nĂ©reuse. CroĂ»te chaude, cĆur fondant, contraste entre friture et fraĂźcheur : lâassiette parle immĂ©diatement. Mais elle rappelle aussi que la gastronomie italienne est une cuisine de partage, oĂč lâon commence volontiers par plusieurs petites choses posĂ©es au milieu de la table. La Madonnina entretient ce registre sans transformer le repas en enchaĂźnement de portions dĂ©coratives.
Le dessert suit la mĂȘme direction. Une panna cotta Ă la rhubarbe associe une base crĂ©meuse, classique, Ă une aciditĂ© vĂ©gĂ©tale plus septentrionale. Ce rapprochement entre technique italienne et produit de saison français rĂ©sume lâesprit de la maison. LâItalie moderne ne signifie pas lâeffacement de lâorigine ; elle consiste plutĂŽt Ă faire circuler les rĂ©fĂ©rences entre Milan, Naples, Paris et les marchĂ©s dâĂle-de-France.
Pour illustrer ce changement, imaginons Clara et Romain, habitants du quartier depuis 2021. Le premier vient pour les pĂątes aux palourdes, lâautre cherche une proposition sans viande aprĂšs une journĂ©e de travail. La mĂȘme table peut accueillir ces deux attentes sans que lâun ait le sentiment de manger un menu secondaire. Câest un enjeu discret mais important pour les tables de quartier : permettre Ă des habitudes alimentaires diffĂ©rentes de coexister dans un mĂȘme repas.
La limite tient Ă la saisonnalitĂ© elle-mĂȘme. Une carte mouvante peut dĂ©cevoir celui qui revient chercher exactement le plat dĂ©gustĂ© un mois plus tĂŽt. Pourtant, ce renouvellement donne du relief Ă lâadresse. Dans un secteur oĂč les menus sont souvent calibrĂ©s pour ne jamais surprendre, cette instabilitĂ© maĂźtrisĂ©e est une forme de fidĂ©litĂ© au produit.
La Madonnina avance donc avec une idĂ©e claire : les recettes connues nâont pas besoin dâĂȘtre figĂ©es pour rester reconnaissables. Les pĂątes y servent de fil, non de prĂ©texte.
Déjeuner à La Madonnina : le prix juste face aux usages du quartier
Ă midi, le 10e arrondissement change de visage. Les quais et les terrasses du Canal Saint-Martin appartiennent moins aux promeneurs quâaux salariĂ©s, indĂ©pendants, professions culturelles et riverains qui disposent dâune heure, parfois de quarante minutes, pour manger. Dans ce crĂ©neau serrĂ©, le prix devient une donnĂ©e urbaine aussi concrĂšte que lâaccessibilitĂ© ou le bruit.
La Madonnina annonce une formule de dĂ©jeuner Ă 19 euros, avec entrĂ©e-plat ou plat-dessert. Ce tarif, communiquĂ© par lâĂ©tablissement, place la maison dans une gamme intermĂ©diaire pour le secteur en 2026 : au-dessus du repas pris sur le pouce, mais en dessous de nombreuses tables de quartier dont lâaddition du midi franchit dĂ©sormais facilement le seuil des 25 euros. La formule ne dit pas tout de la dĂ©pense rĂ©elle, mais elle donne un point dâentrĂ©e lisible.
Ce quâon oublie souvent, câest que le dĂ©jeuner de quartier ne se juge pas seulement Ă lâassiette. Il faut compter le temps dâattente, la possibilitĂ© de sâinstaller Ă deux ou Ă quatre, le confort acoustique, lâaccueil dâune personne seule et le rythme du service. Une adresse peut afficher un prix attractif tout en imposant une cadence qui transforme la pause en contre-la-montre. Ă lâinverse, quelques euros supplĂ©mentaires peuvent acheter du temps et une vraie rupture dans la journĂ©e.
La terrasse ensoleillĂ©e participe de cette Ă©quation. DĂšs que la mĂ©tĂ©o le permet, elle donne lâimpression dâĂ©loigner le bureau sans quitter le quartier. La vĂ©gĂ©talisation, voulue lors de la modernisation du lieu, ne relĂšve pas seulement du dĂ©cor : elle offre une frontiĂšre lĂ©gĂšre avec la rue. Ă Paris, oĂč lâespace extĂ©rieur reste rare, quelques tables sous les feuillages modifient profondĂ©ment lâusage dâun restaurant.
Les horaires affichĂ©s en 2026 indiquent un service du lundi au jeudi de 12 h Ă 14 h 30, puis de 19 h Ă 22 h 30. Le vendredi, le dĂźner se prolonge jusquâĂ 23 h. Ces amplitudes correspondent bien Ă un quartier oĂč les journĂ©es de travail dĂ©bordent souvent sur lâapĂ©ritif et oĂč lâon dĂ©cide parfois de rester Ă table plutĂŽt que de rentrer immĂ©diatement.
Le samedi et le dimanche, lâĂ©tablissement a Ă©galement communiquĂ© autour dâun brunch italien, particuliĂšrement Ă partir du mois de mai. Les horaires opĂ©rationnels peuvent Ă©voluer selon les pĂ©riodes et les rĂ©servations ; le tableau affichĂ© par la maison demeure le repĂšre Ă consulter avant le dĂ©placement. Cette prĂ©caution est moins anodine quâelle nâen a lâair : les restaurants de quartier ont souvent des temporalitĂ©s diffĂ©rentes entre hiver, beaux jours et privatisations.
Une formule qui raconte le quartier davantage quâelle ne le simplifie
La formule Ă 19 euros attire une clientĂšle mĂ©langĂ©e. On y croise un duo venu dâun bureau de la rue du ChĂąteau-dâEau, une habitante qui connaĂźt dĂ©jĂ les serveurs, ou des amis ayant choisi de prolonger une balade prĂšs des Ă©cluses. Ce brassage est lâun des intĂ©rĂȘts du secteur, mĂȘme sâil est fragile : lâaugmentation gĂ©nĂ©rale des coĂ»ts dâexploitation rĂ©duit les marges de manĆuvre des Ă©tablissements indĂ©pendants.
Pour garder le cap, la carte semble privilĂ©gier des recettes capables dâĂȘtre servies avec soin sans se transformer en dĂ©monstration technique. Les rigatoni aux asperges vertes ou les pĂątes aux sauces de saison rĂ©pondent Ă cette logique. La simplicitĂ© nâest pas lâabsence de travail ; elle exige au contraire une organisation prĂ©cise, surtout sur un service court.
Le repas du midi devient alors une maniĂšre de mesurer la vitalitĂ© commerciale dâune rue. Une salle pleine ne prouve pas tout, mais elle indique quâun lieu a trouvĂ© son rĂŽle. La Madonnina ne promet pas une exception hors du temps : elle offre une table calibrĂ©e pour les usages rĂ©els de Paris.
Le brunch italien prĂšs des rives du canal : partager plutĂŽt que reproduire un rituel
Le week-end, les abords du Canal Saint-Martin se rĂ©veillent plus tard. Les joggeurs croisent les familles, les terrasses se remplissent progressivement et les ponts mĂ©talliques deviennent des points de passage autant que des dĂ©cors. Dans cette cadence moins pressĂ©e, La Madonnina propose un brunch Ă lâitalienne qui sâĂ©loigne du modĂšle uniforme associant viennoiseries, Ćufs et boissons sucrĂ©es.
La proposition sâappuie sur des plats Ă partager. Cette idĂ©e paraĂźt simple, mais elle modifie la maniĂšre de rester Ă table. Au lieu dâun plateau individuel clos sur lui-mĂȘme, arrivent des recettes qui invitent Ă goĂ»ter, Ă comparer et Ă prolonger la conversation. LâItalie est prĂ©sente moins par une accumulation de drapeaux culinaires que par cette pratique du repas collectif.
La focaccia transformĂ©e en grilled cheese associe scamorza fumĂ©e, pecorino, pancetta et pesto. LâintitulĂ© emprunte Ă des habitudes internationales, mais la composition reste solidement mĂ©diterranĂ©enne. Le pain devient un Ă©crin moelleux et croustillant, les fromages apportent la profondeur, tandis que le pesto lie lâensemble. Il sâagit dâune recette gĂ©nĂ©reuse, Ă rĂ©server aux appĂ©tits dĂ©cidĂ©s plutĂŽt quâĂ une collation distraite.
Une alternative vĂ©gĂ©tale est Ă©galement mise en avant : bruschetta au caviar dâaubergine, Ćuf mollet bio, lĂ©gumes de saison et pickles. Elle rĂ©sume assez bien la mutation de la restauration italienne Ă Paris. Lâaubergine rappelle le Sud, lâĆuf donne de la consistance, les pickles ajoutent une aciditĂ© plus contemporaine. Rien nâoblige Ă opposer tradition et renouvellement : le plat montre au contraire comment elles peuvent se rĂ©pondre.
Le brunch est annoncĂ© les samedis et dimanches Ă partir du mois de mai, tandis que les horaires de service publiĂ©s par lâĂ©tablissement font Ă©tat dâun fonctionnement variable selon les jours. Cette souplesse doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une donnĂ©e pratique. Ă proximitĂ© des rives du canal, les week-ends dĂ©pendent beaucoup de la mĂ©tĂ©o, des rĂ©servations de groupe et des pĂ©riodes de vacances scolaires.
Un restaurant italien ouvert au brunch prend aussi un risque : celui de perdre sa singularitĂ© Ă force de suivre une tendance. La Madonnina Ă©vite cet Ă©cueil lorsquâelle garde la main sur ses ingrĂ©dients et sur la logique de ses recettes. La focaccia, la scamorza, le pecorino ou les lĂ©gumes travaillĂ©s ne sont pas des accessoires. Ils composent un vocabulaire cohĂ©rent avec le reste de la carte.
Il faut sâattarder devant ce que produit ce format dans la rue. Un groupe de quatre personnes reste plus longtemps, commande plusieurs assiettes, observe le mouvement de la terrasse et crĂ©e une prĂ©sence qui dĂ©borde lĂ©gĂšrement sur le trottoir. Ce nâest pas seulement du commerce : câest lâun des mĂ©canismes ordinaires par lesquels un quartier devient habitĂ©, surtout le dimanche.
La contrepartie est Ă©vidente. Les amateurs de calme absolu trouveront le secteur plus dense aux beaux jours, et la rĂ©servation est une prĂ©caution raisonnable pour les groupes. Mais cette animation nâa rien dâartificiel. Elle tient Ă une chose Ă©lĂ©mentaire : des gens se rĂ©unissent pour manger, sans chercher Ă transformer chaque repas en Ă©vĂ©nement.
Dans cette partie de Paris, le brunch rĂ©ussi nâest pas celui qui imite un modĂšle venu dâailleurs. Câest celui qui laisse les produits et le temps du repas organiser la matinĂ©e.
Une adresse de quartier Ă Paris : horaires, privatisation et repĂšres utiles en 2026
La Madonnina ne se limite pas au repas Ă deux. LâĂ©tablissement se prĂ©sente aussi comme un lieu privatisable, une fonction importante dans un arrondissement oĂč les appartements sont souvent petits et oĂč les groupes cherchent des espaces capables dâaccueillir un anniversaire, un dĂ©jeuner dâĂ©quipe ou une rĂ©union familiale sans quitter le quartier. Cette dimension prolonge naturellement la vocation de table de proximitĂ©.
Les informations dâouverture communiquĂ©es pour 2026 dessinent un rythme prĂ©cis : du lundi au jeudi, service de midi de 12 h Ă 14 h 30 et dĂźner de 19 h Ă 22 h 30 ; le vendredi, les mĂȘmes horaires de dĂ©jeuner et une fermeture annoncĂ©e Ă 23 h ; le dimanche, service du soir Ă partir de 18 h 30 jusquâĂ 22 h 30. Le samedi, la plage du dĂźner est annoncĂ©e de 19 h Ă 23 h, avec une programmation de brunch susceptible de varier selon la pĂ©riode.
Cette rĂ©partition des heures raconte le quartier autant que lâadresse. Le lundi soir, lorsque de nombreux Ă©tablissements choisissent encore la fermeture, une salle ouverte rĂ©pond Ă une demande rĂ©elle des habitants. Le vendredi jusquâĂ 23 h accompagne les retrouvailles de fin de semaine. Le dimanche soir, plus prĂ©coce, convient Ă ce moment particulier oĂč Paris ralentit sans sâarrĂȘter.
La note moyenne affichĂ©e de 4,6 sur 5 dans les informations transmises donne un indice de rĂ©ception publique, mais elle ne remplace pas une expĂ©rience ni un travail critique. Les avis en ligne privilĂ©gient souvent lâaccueil, lâattente, lâatmosphĂšre ou la gĂ©nĂ©rositĂ© des portions, parfois davantage que la prĂ©cision de la cuisine. Ils restent utiles pour repĂ©rer une rĂ©gularitĂ©, Ă condition de ne pas les considĂ©rer comme un verdict dĂ©finitif.
Ce que lâadresse apporte Ă la rue Marie-et-Louise
Une rue vit de ses seuils. Une boulangerie ouvre tĂŽt, un cafĂ© reçoit les premiers rendez-vous, une table de dĂźner allume sa salle au moment oĂč les fenĂȘtres des immeubles deviennent visibles. La Madonnina participe Ă cette succession quotidienne. Son extĂ©rieur vĂ©gĂ©talisĂ©, sa terrasse et son amplitude de service crĂ©ent une prĂ©sence qui ne repose pas uniquement sur les jours de grande affluence.
Le quartier respire grĂące Ă ces continuitĂ©s. Les restaurants qui traversent les annĂ©es deviennent des points de repĂšre, mĂȘme pour ceux qui nây vont pas chaque semaine. Ils contribuent Ă la lisibilitĂ© dâune rue, comme une façade reconnaissable ou le bruit familier dâune porte de commerce qui sâouvre.
Pour prĂ©parer une sortie ou comparer les rythmes de ce secteur avec dâautres quartiers parisiens, le simulateur de trajet de la vie quotidienne permet de replacer lâadresse entre RĂ©publique, Jacques-Bonsergent et les quais. Les Ă©volutions de budget peuvent aussi ĂȘtre mises en perspective avec le calculateur de budget de quartier, utile pour comprendre ce que coĂ»te rĂ©ellement la proximitĂ© du canal.
Le lecteur curieux de lâenvironnement urbain immĂ©diat peut prolonger lâobservation avec notre portrait du Canal Saint-Martin, notre analyse des Ă©volutions immobiliĂšres du 10e arrondissement et lâannuaire Ă©ditorialisĂ© des tables du 10e. Ces repĂšres nâont pas vocation Ă remplacer la marche : ils aident Ă voir ce que lâhabitude efface.
Pour saisir lâesprit de La Madonnina, il suffit de choisir un dĂ©jeuner en semaine, de sâinstaller cĂŽtĂ© terrasse et de commander une assiette de pĂątes de saison. La rue Marie-et-Louise dira le reste.
Sources et repĂšres : horaires, formule du midi, menu et possibilitĂ© de privatisation : informations communiquĂ©es par La Madonnina, consultĂ©es en 2026 ; anciennetĂ© de lâadresse et Ă©volution du lieu : Ă©lĂ©ments prĂ©sentĂ©s par lâĂ©tablissement et reportage photographique de Hugo Dominguez pour Le Bonbon ; offre de brunch et plats citĂ©s : informations de lâĂ©tablissement, publication datĂ©e dâoctobre 2025 ; contexte urbain du Canal Saint-Martin : Ville de Paris et Archives de Paris, donnĂ©es de consultation 2026.
OĂč se trouve La Madonnina Ă Paris ?
La Madonnina se situe au 10, rue Marie-et-Louise, dans le 10e arrondissement de Paris, à quelques minutes à pied du Canal Saint-Martin et de République.
Quel type de cuisine propose La Madonnina ?
LâĂ©tablissement propose une gastronomie italienne de saison : pĂątes, recettes autour des fromages, charcuteries, produits vĂ©gĂ©taux et desserts inspirĂ©s des traditions italiennes.
La Madonnina propose-t-elle une formule le midi ?
Oui. LâĂ©tablissement annonce une formule Ă 19 euros, avec entrĂ©e-plat ou plat-dessert. La composition peut Ă©voluer selon la carte et la saison.
Peut-on bruncher Ă La Madonnina le week-end ?
La maison communique sur un brunch italien les samedis et dimanches, notamment à partir de mai. Il est recommandé de vérifier les horaires actualisés et de réserver pour les groupes.
La Madonnina peut-elle accueillir un événement privé ?
Oui. Le restaurant indique pouvoir ĂȘtre privatisĂ© pour des occasions privĂ©es ou professionnelles, sous rĂ©serve des modalitĂ©s et disponibilitĂ©s communiquĂ©es directement par lâĂ©tablissement.