18 Août 2026

La Madonnina : un souffle d’Italie moderne au cƓur du Canal Saint-Martin

Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • La Madonnina occupe le 10, rue Marie-et-Louise, Ă  quelques minutes des rives du canal et de la place de la RĂ©publique.
  • Cette table du 10e arrondissement dĂ©fend une gastronomie italienne de saison, centrĂ©e sur les pĂątes, les produits fromagers et les assiettes Ă  partager.
  • Le lieu, prĂ©sent dans le paysage du quartier depuis plus de vingt ans, a Ă©tĂ© modernisĂ© par Miguel, ancien salariĂ© devenu restaurateur.
  • À midi, une formule annoncĂ©e Ă  19 euros associe entrĂ©e-plat ou plat-dessert, selon les informations communiquĂ©es par l’établissement.
  • Les week-ends, la maison propose une lecture plus dĂ©contractĂ©e de la cuisine transalpine, entre focaccia revisitĂ©e, Ɠuf mollet, lĂ©gumes et charcuteries.

Rue Marie-et-Louise, les fins de journĂ©e ont une lumiĂšre particuliĂšre. Les vitrines s’allument une Ă  une, les vĂ©los s’alignent contre les potelets et le mouvement du Canal Saint-Martin semble se prolonger jusque dans les rues Ă©troites qui le bordent.

Devant La Madonnina, la terrasse vĂ©gĂ©talisĂ©e introduit une nuance plus mĂ©ridionale dans ce morceau dense du 10e arrondissement. Ce n’est pas l’Italie des nappes Ă  carreaux convenues : c’est une Italie moderne, attentive Ă  la saison et aux habitudes d’un quartier parisien qui mange tard, travaille vite et tient Ă  retrouver des visages familiers.

Repùre Ce qu’il faut retenir
Situation 10, rue Marie-et-Louise, Paris 10e, entre République et le Canal Saint-Martin.
Esprit Cuisine contemporaine, végétale, italienne et de quartier.
Midi Formule annoncée à 19 euros, entrée-plat ou plat-dessert.
Assiettes repÚres Linguine alle vongole, mafaldine à la truffe, mozzarella panée, panna cotta à la rhubarbe.
Week-end Brunch italien et plats Ă  partager, sous rĂ©serve des horaires affichĂ©s par l’établissement.
Rythme du lieu Déjeuner, dßner et privatisation selon les créneaux communiqués en 2026.

La Madonnina au Canal Saint-Martin : une trattoria qui suit le rythme du 10e arrondissement

La rue Marie-et-Louise ne cherche pas Ă  prendre toute la lumiĂšre. Elle relie discrĂštement les abords de la rue des RĂ©collets aux rues plus animĂ©es qui descendent vers RĂ©publique, dans un secteur oĂč l’on passe d’un atelier, d’un cafĂ© et d’une cour d’immeuble Ă  une salle de restaurant en quelques dizaines de mĂštres. La Madonnina s’inscrit prĂ©cisĂ©ment dans cette gĂ©ographie de proximitĂ©.

Le visiteur pressĂ© passe sans voir ce qui fait l’intĂ©rĂȘt du lieu : sa position lĂ©gĂšrement en retrait des grandes artĂšres. À environ cinq minutes Ă  pied des Ă©cluses du Canal Saint-Martin, l’adresse profite de la frĂ©quentation des promeneurs sans se confondre avec les Ă©tablissements posĂ©s face Ă  l’eau. Cette distance compte. Elle permet une ambiance conviviale moins dĂ©monstrative, plus proche de la cantine urbaine que du dĂ©cor fait pour la photographie.

Depuis plus de vingt ans, selon l’histoire racontĂ©e par l’établissement et relayĂ©e par la presse locale, La Madonnina appartient au paysage de cette rue. À Paris, cette durĂ©e n’est pas un dĂ©tail. Les restaurants changent vite de concept, de propriĂ©taire ou de nom, surtout dans les quartiers devenus trĂšs recherchĂ©s. Tenir deux dĂ©cennies suppose d’avoir compris une chose simple : le quartier ne se rĂ©sume pas au passage du samedi aprĂšs-midi.

Le Canal Saint-Martin a connu plusieurs vies. Voie d’eau industrielle au XIXe siĂšcle, portion discrĂšte du paysage parisien au milieu du XXe, il est devenu depuis les annĂ©es 2000 un territoire de flĂąnerie et de restauration. Les Ă©cluses, les passerelles mĂ©talliques et les platanes donnent encore une cadence lente Ă  un arrondissement trĂšs connectĂ©. Mais cette attractivitĂ© a aussi transformĂ© les loyers commerciaux et le visage des rues adjacentes.

Dans ce contexte, un restaurant italien doit trouver une ligne singuliĂšre. La pizza, devenue omniprĂ©sente Ă  Paris, ne suffit plus Ă  dĂ©finir les saveurs italiennes. La Madonnina a choisi les pĂątes, les fromages, les charcuteries et une carte qui varie avec les arrivages. Ce parti pris place l’établissement du cĂŽtĂ© de la trattoria contemporaine, sans emprunter le langage parfois trop formatĂ© des enseignes rĂ©centes.

Un dĂ©tail attire l’Ɠil : la prĂ©sence du vĂ©gĂ©tal, qui adoucit la façade et fait Ă©cran avec la circulation. Cette mise en scĂšne reste modeste, mais elle rĂ©pond Ă  l’usage rĂ©el du quartier. À l’heure du dĂ©jeuner, les salariĂ©s des bureaux voisins cherchent une pause nette, sans traverser tout l’arrondissement. Le soir, les habitants reviennent Ă  pied aprĂšs une marche le long de l’eau ou une correspondance Ă  RĂ©publique.

La contrepartie de cette situation est connue. DĂšs les beaux jours, les rues proches du canal gagnent en intensitĂ© sonore, et les tables extĂ©rieures deviennent disputĂ©es. La proximitĂ© du centre de Paris apporte de l’animation, mais elle ne garantit pas le calme. La Madonnina ne vend pas une parenthĂšse isolĂ©e : elle assume le mouvement du 10e.

Cette adresse raconte ainsi une maniĂšre prĂ©cise d’habiter Paris : sortir sans organiser une expĂ©dition, dĂźner sans cĂ©rĂ©monial, retrouver une table qui connaĂźt les heures irrĂ©guliĂšres de la ville. Au Canal Saint-Martin, la restauration qui dure est souvent celle qui reste liĂ©e au trottoir.

Plats italiens contemporains dont linguine aux palourdes et mafaldine Ă  la truffe
Illustration générée par intelligence artificielle.

Une Italie moderne Ă  Paris : comment la cuisine contemporaine renouvelle les classiques

La carte de La Madonnina part de repĂšres trĂšs identifiables. Des linguine alle vongole, une mozzarella panĂ©e, des rigatoni aux asperges vertes, une panna cotta Ă  la rhubarbe : chaque intitulĂ© Ă©voque une tradition, mais l’ensemble Ă©vite la reconstitution. La cuisine italienne n’est pas ici une collection de symboles figĂ©s. Elle devient un langage adaptĂ© Ă  la saison parisienne.

Le choix des linguine alle vongole est rĂ©vĂ©lateur. Ce plat de pĂątes aux coquillages demande peu d’artifices et ne supporte pas l’à-peu-prĂšs : cuisson des pĂątes, jus iodĂ©, ail, persil, Ă©quilibre du vin blanc. Dans une ville oĂč l’offre de restaurant italien est devenue considĂ©rable, ce sont souvent ces recettes apparemment simples qui sĂ©parent la bonne intention de la maĂźtrise.

Les mafaldine Ă  la truffe racontent une autre facette de l’établissement. Leur forme rubanĂ©e accroche la sauce et donne Ă  l’assiette un relief particulier. La truffe, devenue un produit trĂšs visible dans la restauration urbaine, peut facilement prendre toute la place. Lorsqu’elle accompagne la pĂąte plutĂŽt qu’elle ne l’écrase, elle permet une lecture plus prĂ©cise du plat. Le plaisir vient alors de la texture autant que du parfum.

Cette recherche d’équilibre se retrouve dans les propositions vĂ©gĂ©tales. Les asperges vertes, les lĂ©gumes de saison, l’aubergine ou les pickles ne sont pas prĂ©sentĂ©s comme une concession Ă  une clientĂšle spĂ©cifique. Ils entrent dans la logique mĂȘme de la cuisine contemporaine, qui considĂšre l’accompagnement comme un Ă©lĂ©ment structurant de l’assiette. À y regarder de prĂšs, cette Ă©volution est aussi trĂšs italienne : les cuisines rĂ©gionales de la pĂ©ninsule ont toujours fait une place centrale aux lĂ©gumes, aux herbes et aux prĂ©parations modestes.

La mozzarella panĂ©e, elle, joue sur une mĂ©moire plus gĂ©nĂ©reuse. CroĂ»te chaude, cƓur fondant, contraste entre friture et fraĂźcheur : l’assiette parle immĂ©diatement. Mais elle rappelle aussi que la gastronomie italienne est une cuisine de partage, oĂč l’on commence volontiers par plusieurs petites choses posĂ©es au milieu de la table. La Madonnina entretient ce registre sans transformer le repas en enchaĂźnement de portions dĂ©coratives.

Le dessert suit la mĂȘme direction. Une panna cotta Ă  la rhubarbe associe une base crĂ©meuse, classique, Ă  une aciditĂ© vĂ©gĂ©tale plus septentrionale. Ce rapprochement entre technique italienne et produit de saison français rĂ©sume l’esprit de la maison. L’Italie moderne ne signifie pas l’effacement de l’origine ; elle consiste plutĂŽt Ă  faire circuler les rĂ©fĂ©rences entre Milan, Naples, Paris et les marchĂ©s d’Île-de-France.

Pour illustrer ce changement, imaginons Clara et Romain, habitants du quartier depuis 2021. Le premier vient pour les pĂątes aux palourdes, l’autre cherche une proposition sans viande aprĂšs une journĂ©e de travail. La mĂȘme table peut accueillir ces deux attentes sans que l’un ait le sentiment de manger un menu secondaire. C’est un enjeu discret mais important pour les tables de quartier : permettre Ă  des habitudes alimentaires diffĂ©rentes de coexister dans un mĂȘme repas.

La limite tient Ă  la saisonnalitĂ© elle-mĂȘme. Une carte mouvante peut dĂ©cevoir celui qui revient chercher exactement le plat dĂ©gustĂ© un mois plus tĂŽt. Pourtant, ce renouvellement donne du relief Ă  l’adresse. Dans un secteur oĂč les menus sont souvent calibrĂ©s pour ne jamais surprendre, cette instabilitĂ© maĂźtrisĂ©e est une forme de fidĂ©litĂ© au produit.

La Madonnina avance donc avec une idĂ©e claire : les recettes connues n’ont pas besoin d’ĂȘtre figĂ©es pour rester reconnaissables. Les pĂątes y servent de fil, non de prĂ©texte.

Déjeuner à La Madonnina : le prix juste face aux usages du quartier

À midi, le 10e arrondissement change de visage. Les quais et les terrasses du Canal Saint-Martin appartiennent moins aux promeneurs qu’aux salariĂ©s, indĂ©pendants, professions culturelles et riverains qui disposent d’une heure, parfois de quarante minutes, pour manger. Dans ce crĂ©neau serrĂ©, le prix devient une donnĂ©e urbaine aussi concrĂšte que l’accessibilitĂ© ou le bruit.

La Madonnina annonce une formule de dĂ©jeuner Ă  19 euros, avec entrĂ©e-plat ou plat-dessert. Ce tarif, communiquĂ© par l’établissement, place la maison dans une gamme intermĂ©diaire pour le secteur en 2026 : au-dessus du repas pris sur le pouce, mais en dessous de nombreuses tables de quartier dont l’addition du midi franchit dĂ©sormais facilement le seuil des 25 euros. La formule ne dit pas tout de la dĂ©pense rĂ©elle, mais elle donne un point d’entrĂ©e lisible.

Ce qu’on oublie souvent, c’est que le dĂ©jeuner de quartier ne se juge pas seulement Ă  l’assiette. Il faut compter le temps d’attente, la possibilitĂ© de s’installer Ă  deux ou Ă  quatre, le confort acoustique, l’accueil d’une personne seule et le rythme du service. Une adresse peut afficher un prix attractif tout en imposant une cadence qui transforme la pause en contre-la-montre. À l’inverse, quelques euros supplĂ©mentaires peuvent acheter du temps et une vraie rupture dans la journĂ©e.

La terrasse ensoleillĂ©e participe de cette Ă©quation. DĂšs que la mĂ©tĂ©o le permet, elle donne l’impression d’éloigner le bureau sans quitter le quartier. La vĂ©gĂ©talisation, voulue lors de la modernisation du lieu, ne relĂšve pas seulement du dĂ©cor : elle offre une frontiĂšre lĂ©gĂšre avec la rue. À Paris, oĂč l’espace extĂ©rieur reste rare, quelques tables sous les feuillages modifient profondĂ©ment l’usage d’un restaurant.

Les horaires affichĂ©s en 2026 indiquent un service du lundi au jeudi de 12 h Ă  14 h 30, puis de 19 h Ă  22 h 30. Le vendredi, le dĂźner se prolonge jusqu’à 23 h. Ces amplitudes correspondent bien Ă  un quartier oĂč les journĂ©es de travail dĂ©bordent souvent sur l’apĂ©ritif et oĂč l’on dĂ©cide parfois de rester Ă  table plutĂŽt que de rentrer immĂ©diatement.

Le samedi et le dimanche, l’établissement a Ă©galement communiquĂ© autour d’un brunch italien, particuliĂšrement Ă  partir du mois de mai. Les horaires opĂ©rationnels peuvent Ă©voluer selon les pĂ©riodes et les rĂ©servations ; le tableau affichĂ© par la maison demeure le repĂšre Ă  consulter avant le dĂ©placement. Cette prĂ©caution est moins anodine qu’elle n’en a l’air : les restaurants de quartier ont souvent des temporalitĂ©s diffĂ©rentes entre hiver, beaux jours et privatisations.

Une formule qui raconte le quartier davantage qu’elle ne le simplifie

La formule Ă  19 euros attire une clientĂšle mĂ©langĂ©e. On y croise un duo venu d’un bureau de la rue du ChĂąteau-d’Eau, une habitante qui connaĂźt dĂ©jĂ  les serveurs, ou des amis ayant choisi de prolonger une balade prĂšs des Ă©cluses. Ce brassage est l’un des intĂ©rĂȘts du secteur, mĂȘme s’il est fragile : l’augmentation gĂ©nĂ©rale des coĂ»ts d’exploitation rĂ©duit les marges de manƓuvre des Ă©tablissements indĂ©pendants.

Pour garder le cap, la carte semble privilĂ©gier des recettes capables d’ĂȘtre servies avec soin sans se transformer en dĂ©monstration technique. Les rigatoni aux asperges vertes ou les pĂątes aux sauces de saison rĂ©pondent Ă  cette logique. La simplicitĂ© n’est pas l’absence de travail ; elle exige au contraire une organisation prĂ©cise, surtout sur un service court.

Le repas du midi devient alors une maniĂšre de mesurer la vitalitĂ© commerciale d’une rue. Une salle pleine ne prouve pas tout, mais elle indique qu’un lieu a trouvĂ© son rĂŽle. La Madonnina ne promet pas une exception hors du temps : elle offre une table calibrĂ©e pour les usages rĂ©els de Paris.

Le brunch italien prĂšs des rives du canal : partager plutĂŽt que reproduire un rituel

Le week-end, les abords du Canal Saint-Martin se rĂ©veillent plus tard. Les joggeurs croisent les familles, les terrasses se remplissent progressivement et les ponts mĂ©talliques deviennent des points de passage autant que des dĂ©cors. Dans cette cadence moins pressĂ©e, La Madonnina propose un brunch Ă  l’italienne qui s’éloigne du modĂšle uniforme associant viennoiseries, Ɠufs et boissons sucrĂ©es.

La proposition s’appuie sur des plats Ă  partager. Cette idĂ©e paraĂźt simple, mais elle modifie la maniĂšre de rester Ă  table. Au lieu d’un plateau individuel clos sur lui-mĂȘme, arrivent des recettes qui invitent Ă  goĂ»ter, Ă  comparer et Ă  prolonger la conversation. L’Italie est prĂ©sente moins par une accumulation de drapeaux culinaires que par cette pratique du repas collectif.

La focaccia transformĂ©e en grilled cheese associe scamorza fumĂ©e, pecorino, pancetta et pesto. L’intitulĂ© emprunte Ă  des habitudes internationales, mais la composition reste solidement mĂ©diterranĂ©enne. Le pain devient un Ă©crin moelleux et croustillant, les fromages apportent la profondeur, tandis que le pesto lie l’ensemble. Il s’agit d’une recette gĂ©nĂ©reuse, Ă  rĂ©server aux appĂ©tits dĂ©cidĂ©s plutĂŽt qu’à une collation distraite.

Une alternative vĂ©gĂ©tale est Ă©galement mise en avant : bruschetta au caviar d’aubergine, Ɠuf mollet bio, lĂ©gumes de saison et pickles. Elle rĂ©sume assez bien la mutation de la restauration italienne Ă  Paris. L’aubergine rappelle le Sud, l’Ɠuf donne de la consistance, les pickles ajoutent une aciditĂ© plus contemporaine. Rien n’oblige Ă  opposer tradition et renouvellement : le plat montre au contraire comment elles peuvent se rĂ©pondre.

Le brunch est annoncĂ© les samedis et dimanches Ă  partir du mois de mai, tandis que les horaires de service publiĂ©s par l’établissement font Ă©tat d’un fonctionnement variable selon les jours. Cette souplesse doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une donnĂ©e pratique. À proximitĂ© des rives du canal, les week-ends dĂ©pendent beaucoup de la mĂ©tĂ©o, des rĂ©servations de groupe et des pĂ©riodes de vacances scolaires.

Un restaurant italien ouvert au brunch prend aussi un risque : celui de perdre sa singularitĂ© Ă  force de suivre une tendance. La Madonnina Ă©vite cet Ă©cueil lorsqu’elle garde la main sur ses ingrĂ©dients et sur la logique de ses recettes. La focaccia, la scamorza, le pecorino ou les lĂ©gumes travaillĂ©s ne sont pas des accessoires. Ils composent un vocabulaire cohĂ©rent avec le reste de la carte.

Il faut s’attarder devant ce que produit ce format dans la rue. Un groupe de quatre personnes reste plus longtemps, commande plusieurs assiettes, observe le mouvement de la terrasse et crĂ©e une prĂ©sence qui dĂ©borde lĂ©gĂšrement sur le trottoir. Ce n’est pas seulement du commerce : c’est l’un des mĂ©canismes ordinaires par lesquels un quartier devient habitĂ©, surtout le dimanche.

La contrepartie est Ă©vidente. Les amateurs de calme absolu trouveront le secteur plus dense aux beaux jours, et la rĂ©servation est une prĂ©caution raisonnable pour les groupes. Mais cette animation n’a rien d’artificiel. Elle tient Ă  une chose Ă©lĂ©mentaire : des gens se rĂ©unissent pour manger, sans chercher Ă  transformer chaque repas en Ă©vĂ©nement.

Dans cette partie de Paris, le brunch rĂ©ussi n’est pas celui qui imite un modĂšle venu d’ailleurs. C’est celui qui laisse les produits et le temps du repas organiser la matinĂ©e.

Une adresse de quartier Ă  Paris : horaires, privatisation et repĂšres utiles en 2026

La Madonnina ne se limite pas au repas Ă  deux. L’établissement se prĂ©sente aussi comme un lieu privatisable, une fonction importante dans un arrondissement oĂč les appartements sont souvent petits et oĂč les groupes cherchent des espaces capables d’accueillir un anniversaire, un dĂ©jeuner d’équipe ou une rĂ©union familiale sans quitter le quartier. Cette dimension prolonge naturellement la vocation de table de proximitĂ©.

Les informations d’ouverture communiquĂ©es pour 2026 dessinent un rythme prĂ©cis : du lundi au jeudi, service de midi de 12 h Ă  14 h 30 et dĂźner de 19 h Ă  22 h 30 ; le vendredi, les mĂȘmes horaires de dĂ©jeuner et une fermeture annoncĂ©e Ă  23 h ; le dimanche, service du soir Ă  partir de 18 h 30 jusqu’à 22 h 30. Le samedi, la plage du dĂźner est annoncĂ©e de 19 h Ă  23 h, avec une programmation de brunch susceptible de varier selon la pĂ©riode.

Cette rĂ©partition des heures raconte le quartier autant que l’adresse. Le lundi soir, lorsque de nombreux Ă©tablissements choisissent encore la fermeture, une salle ouverte rĂ©pond Ă  une demande rĂ©elle des habitants. Le vendredi jusqu’à 23 h accompagne les retrouvailles de fin de semaine. Le dimanche soir, plus prĂ©coce, convient Ă  ce moment particulier oĂč Paris ralentit sans s’arrĂȘter.

La note moyenne affichĂ©e de 4,6 sur 5 dans les informations transmises donne un indice de rĂ©ception publique, mais elle ne remplace pas une expĂ©rience ni un travail critique. Les avis en ligne privilĂ©gient souvent l’accueil, l’attente, l’atmosphĂšre ou la gĂ©nĂ©rositĂ© des portions, parfois davantage que la prĂ©cision de la cuisine. Ils restent utiles pour repĂ©rer une rĂ©gularitĂ©, Ă  condition de ne pas les considĂ©rer comme un verdict dĂ©finitif.

Ce que l’adresse apporte à la rue Marie-et-Louise

Une rue vit de ses seuils. Une boulangerie ouvre tĂŽt, un cafĂ© reçoit les premiers rendez-vous, une table de dĂźner allume sa salle au moment oĂč les fenĂȘtres des immeubles deviennent visibles. La Madonnina participe Ă  cette succession quotidienne. Son extĂ©rieur vĂ©gĂ©talisĂ©, sa terrasse et son amplitude de service crĂ©ent une prĂ©sence qui ne repose pas uniquement sur les jours de grande affluence.

Le quartier respire grĂące Ă  ces continuitĂ©s. Les restaurants qui traversent les annĂ©es deviennent des points de repĂšre, mĂȘme pour ceux qui n’y vont pas chaque semaine. Ils contribuent Ă  la lisibilitĂ© d’une rue, comme une façade reconnaissable ou le bruit familier d’une porte de commerce qui s’ouvre.

Pour prĂ©parer une sortie ou comparer les rythmes de ce secteur avec d’autres quartiers parisiens, le simulateur de trajet de la vie quotidienne permet de replacer l’adresse entre RĂ©publique, Jacques-Bonsergent et les quais. Les Ă©volutions de budget peuvent aussi ĂȘtre mises en perspective avec le calculateur de budget de quartier, utile pour comprendre ce que coĂ»te rĂ©ellement la proximitĂ© du canal.

Le lecteur curieux de l’environnement urbain immĂ©diat peut prolonger l’observation avec notre portrait du Canal Saint-Martin, notre analyse des Ă©volutions immobiliĂšres du 10e arrondissement et l’annuaire Ă©ditorialisĂ© des tables du 10e. Ces repĂšres n’ont pas vocation Ă  remplacer la marche : ils aident Ă  voir ce que l’habitude efface.

Pour saisir l’esprit de La Madonnina, il suffit de choisir un dĂ©jeuner en semaine, de s’installer cĂŽtĂ© terrasse et de commander une assiette de pĂątes de saison. La rue Marie-et-Louise dira le reste.

Sources et repĂšres : horaires, formule du midi, menu et possibilitĂ© de privatisation : informations communiquĂ©es par La Madonnina, consultĂ©es en 2026 ; anciennetĂ© de l’adresse et Ă©volution du lieu : Ă©lĂ©ments prĂ©sentĂ©s par l’établissement et reportage photographique de Hugo Dominguez pour Le Bonbon ; offre de brunch et plats citĂ©s : informations de l’établissement, publication datĂ©e d’octobre 2025 ; contexte urbain du Canal Saint-Martin : Ville de Paris et Archives de Paris, donnĂ©es de consultation 2026.

OĂč se trouve La Madonnina Ă  Paris ?

La Madonnina se situe au 10, rue Marie-et-Louise, dans le 10e arrondissement de Paris, à quelques minutes à pied du Canal Saint-Martin et de République.

Quel type de cuisine propose La Madonnina ?

L’établissement propose une gastronomie italienne de saison : pĂątes, recettes autour des fromages, charcuteries, produits vĂ©gĂ©taux et desserts inspirĂ©s des traditions italiennes.

La Madonnina propose-t-elle une formule le midi ?

Oui. L’établissement annonce une formule Ă  19 euros, avec entrĂ©e-plat ou plat-dessert. La composition peut Ă©voluer selon la carte et la saison.

Peut-on bruncher Ă  La Madonnina le week-end ?

La maison communique sur un brunch italien les samedis et dimanches, notamment à partir de mai. Il est recommandé de vérifier les horaires actualisés et de réserver pour les groupes.

La Madonnina peut-elle accueillir un événement privé ?

Oui. Le restaurant indique pouvoir ĂȘtre privatisĂ© pour des occasions privĂ©es ou professionnelles, sous rĂ©serve des modalitĂ©s et disponibilitĂ©s communiquĂ©es directement par l’établissement.

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