3 Sep 2026

Préparez chez vous la délicieuse crÚme de cassis de Dijon : recette pas à pas

Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • 1 kg de cassis mĂ»r, du vin rouge de Bourgogne, du sucre, des feuilles de cassis et un alcool neutre composent cette recette de liqueur fruitĂ©e.
  • La macĂ©ration dure cinq jours dans un lieu frais, avec un mĂ©lange quotidien pour rĂ©partir les arĂŽmes.
  • Le sirop ne doit connaĂźtre que les premiers bouillons : une Ă©bullition prolongĂ©e ternit le parfum des fruits rouges.
  • La crĂšme de cassis fait maison demande surtout de la patience, des bouteilles impeccablement stĂ©rilisĂ©es et une dĂ©gustation mesurĂ©e.
  • Servie dans un kir, sur une glace ou dans une sauce pour gibier, elle prolonge Ă  table l’histoire gourmande de Dijon et de la Bourgogne.

Sur une table de cuisine, les baies noires roulent encore dans leur passoire. Elles tachent les doigts d’un violet profond, presque bleutĂ©, et leur odeur acidulĂ©e rappelle les fins de marchĂ© de juillet. La crĂšme de cassis commence lĂ  : dans ce moment prĂ©cis oĂč un fruit fragile doit ĂȘtre traitĂ© sans hĂąte.

À Dijon, cette liqueur appartient depuis longtemps au paysage gustatif local, au mĂȘme titre que la moutarde ou les vins de la CĂŽte. La prĂ©paration domestique ne prĂ©tend pas reproduire Ă  l’identique le travail d’une maison liquoriste, mais elle permet de comprendre ce que le cassis apporte au verre : une densitĂ©, une fraĂźcheur et une lĂ©gĂšre amertume qui rĂ©sistent au sucre.

Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir

Repùre À retenir
Temps actif Environ 45 minutes, hors macération et repos
Macération 5 jours dans un endroit frais et sombre
Fruit conseillé Cassis bien mûr, idéalement récolté en juillet
Moment délicat Filtrer soigneusement puis chauffer trÚs briÚvement le sirop
Usage Kir, desserts, sauces et boissons allongées

CrÚme de cassis de Dijon : réunir des ingrédients qui ont du caractÚre

Tout se joue d’abord dans le choix du fruit. Un cassis trop ferme, cueilli avant maturitĂ© ou restĂ© plusieurs jours dans une barquette humide, donnera une prĂ©paration agressive et peu parfumĂ©e. À l’inverse, des baies souples, brillantes et trĂšs sombres apportent ce goĂ»t de sous-bois qui fait la personnalitĂ© d’une bonne crĂšme de cassis.

La pĂ©riode de rĂ©colte se situe gĂ©nĂ©ralement entre la fin juin et la fin juillet selon les parcelles et la mĂ©tĂ©o. En Bourgogne-Franche-ComtĂ©, le cassis est associĂ© depuis le XIXe siĂšcle aux coteaux viticoles et aux jardins familiaux. Le cultivar Noir de Bourgogne est particuliĂšrement recherchĂ© pour ses arĂŽmes puissants, mĂȘme si d’autres variĂ©tĂ©s, comme l’Andega ou le Blackdown, permettent aussi une liqueur trĂšs honorable.

Les quantités pour une recette de crÚme de cassis fait maison

Pour prĂ©parer plusieurs bouteilles, il faut prĂ©voir 1 kg de cassis frais, 10 feuilles de cassis, 1 litre de vin rouge, de prĂ©fĂ©rence bourguignon et peu boisĂ©, ainsi que 1 kg de sucre en poudre. Un petit verre, soit environ 8 Ă  10 cl, d’alcool neutre alimentaire Ă  90° peut ĂȘtre ajoutĂ© au terme de la prĂ©paration.

Le vin rouge ne remplace pas la macĂ©ration traditionnelle dans l’alcool, employĂ©e par les producteurs de crĂšme de cassis de Dijon. Il dessine ici une version domestique plus souple, entre liqueur et vin de fruits, dont la recette circule depuis longtemps dans les cahiers de cuisine bourguignons. Cette nuance mĂ©rite d’ĂȘtre dite : l’étiquette « crĂšme de cassis de Dijon » est protĂ©gĂ©e pour des productions rĂ©pondant Ă  un cahier des charges prĂ©cis, tandis qu’à la maison il s’agit d’une prĂ©paration inspirĂ©e du terroir dijonnais.

Le sucre semble abondant. Il est pourtant essentiel Ă  la texture Ă©paisse et Ă  la conservation. Une liqueur de cassis ne cherche pas la lĂ©gĂšretĂ© d’un jus frais ; elle concentre le fruit et l’arrondit. RĂ©duire brutalement la quantitĂ© de sucre donne souvent un rĂ©sultat plus vif, mais moins stable et moins proche du profil attendu.

Les feuilles, elles, jouent un rĂŽle discret. Elles ajoutent une note vĂ©gĂ©tale, presque poivrĂ©e, qui Ă©vite Ă  la boisson de devenir simplement sucrĂ©e. Il faut les choisir saines, non traitĂ©es et les rincer avec soin. Dans une cuisine de quartier, ce dĂ©tail passe facilement inaperçu ; il est pourtant aussi rĂ©vĂ©lateur qu’une feuille de laurier dans un pot-au-feu.

Le matĂ©riel reste simple : une grande terrine en verre ou en grĂšs, un pilon, une cuillĂšre en bois, un tamis fin, une Ă©tamine propre, une casserole Ă  fond Ă©pais et des bouteilles Ă  fermeture fiable. Les contenants en plastique sont Ă  Ă©viter : le vin, le sucre et les pigments du fruit mĂ©ritent mieux qu’une matiĂšre susceptible de retenir les odeurs.

Pour prolonger les plaisirs estivaux au-delĂ  de la cuisine, une escapade peut aussi se penser autrement, comme le montre ce rĂ©cit d’un voyage vers la mer depuis Aix sans voiture. Les rĂ©serves faites maison ont cette vertu : elles donnent aux saisons une durĂ©e plus longue que leur calendrier.

Avant d’écraser la premiĂšre baie, une rĂšgle s’impose donc : la qualitĂ© du cassis et du vin commande davantage le rĂ©sultat que la sophistication du matĂ©riel.

Réduction de jus de cassis en casserole avec sucre et baies fraßches, cuillÚre en bois
Illustration générée par intelligence artificielle.

Recette de crÚme de cassis pas à pas : écraser, parfumer et laisser le temps agir

Le premier geste est calme. Rincer les baies sous un filet d’eau froide, les dĂ©poser dans une passoire puis les sĂ©cher dĂ©licatement dans un linge propre. L’eau rĂ©siduelle ne ruine pas la recette, mais elle peut diluer les parfums et rendre la conservation moins rĂ©guliĂšre.

Égrapper le cassis est utile lorsque les tiges sont Ă©paisses ou nombreuses. Il n’est pas nĂ©cessaire de poursuivre chaque petit pĂ©doncule avec une prĂ©cision excessive : une partie des tiges trĂšs fines peut rester, Ă  condition que les baies soient impeccables. Dans les vieux pressoirs de campagne, la sĂ©paration n’était jamais parfaite ; c’est le fruit qui gardait le dernier mot.

Le mélange initial, étape décisive de la préparation

  1. DĂ©poser le cassis dans une terrine propre et l’écraser grossiĂšrement avec un pilon.
  2. Ajouter les 10 feuilles de cassis lavées, le litre de vin rouge et 500 g de sucre.
  3. MĂ©langer lentement jusqu’à ce que les grains de sucre soient bien rĂ©partis.
  4. Couvrir la terrine d’un linge propre ou d’un couvercle non hermĂ©tique.
  5. Placer le mĂ©lange au frais et Ă  l’abri de la lumiĂšre pendant cinq jours.

Le cassis ne doit pas ĂȘtre rĂ©duit en purĂ©e parfaitement lisse. Un Ă©crasement franc suffit Ă  rompre la peau et Ă  libĂ©rer le jus. Des pĂ©pins trop broyĂ©s peuvent apporter une amertume excessive, surtout si le mĂ©lange repose plusieurs jours. Le bon geste ressemble davantage Ă  un foulage de vendange qu’au travail d’un mixeur.

Chaque jour, remuer avec une cuillĂšre propre. Ce brassage de quelques secondes assure une diffusion homogĂšne du sucre et Ă©vite que les fruits flottants ne sĂšchent en surface. Il n’est pas nĂ©cessaire d’ouvrir la terrine Ă  tout moment : la patience travaille mieux dans le silence d’un placard frais ou d’une cave saine.

Dans un appartement, la cave est souvent absente. Un rĂ©frigĂ©rateur rĂ©glĂ© autour de 6 °C convient, Ă  condition de rĂ©server un espace stable au rĂ©cipient. La chaleur d’un rebord de fenĂȘtre ou d’un plan de travail ensoleillĂ© accĂ©lĂšre les Ă©volutions indĂ©sirables. Ce qu’on oublie souvent, c’est que le fait maison ne consiste pas seulement Ă  assembler des ingrĂ©dients : il suppose de recrĂ©er les bonnes conditions de conservation.

Au troisiĂšme jour, la surface prend une couleur rubis noir et une odeur de vin fruitĂ© se dĂ©gage dĂšs que le couvercle se soulĂšve. C’est un bon signe. Une odeur de vinaigre, de fermentation trĂšs vive ou de moisi impose en revanche d’écarter la prĂ©paration. Les fruits rouges sont gĂ©nĂ©reux, mais ils ne pardonnent pas les contenants mal nettoyĂ©s.

Une vidĂ©o permet de visualiser l’écrasement sans aller trop loin dans le broyage. Les gestes de liquoristerie ont beau sembler familiers, ils gagnent Ă  ĂȘtre regardĂ©s avec attention.

AprĂšs cinq jours, le liquide a absorbĂ© l’essentiel de la couleur et du parfum du fruit. Cette attente construit la profondeur de la future liqueur ; hĂąter la macĂ©ration revient presque toujours Ă  perdre ce relief aromatique.

Filtrer et chauffer la liqueur de cassis sans perdre ses arĂŽmes

Le sixiĂšme jour, la terrine offre un mĂ©lange dense oĂč flottent peaux, pĂ©pins et feuilles. C’est le moment du filtrage, Ă©tape moins spectaculaire que l’écrasement mais dĂ©terminante pour obtenir une crĂšme de cassis nette. Une liqueur trouble peut ĂȘtre savoureuse ; elle vieillira toutefois moins bien et donnera un dĂ©pĂŽt important dans la bouteille.

Installer un tamis au-dessus d’un grand saladier puis verser le contenu sans prĂ©cipitation. Laisser le jus s’écouler naturellement pendant quelques minutes. Ensuite seulement, presser la pulpe avec le dos d’une cuillĂšre ou rĂ©unir l’étamine et exercer une pression mesurĂ©e. Le pressoir familial, lorsqu’il existe encore, rend cette opĂ©ration plus facile, mais un linge fin propre produit dĂ©jĂ  un rĂ©sultat trĂšs satisfaisant.

Le sirop, entre douceur et vigilance

Ajouter au jus filtrĂ© les 500 g de sucre restants, puis verser l’ensemble dans une casserole Ă  fond Ă©pais. Chauffer Ă  feu moyen en remuant rĂ©guliĂšrement. Le sucre doit fondre totalement et le liquide monter doucement en tempĂ©rature, sans accrocher au fond.

DĂšs l’apparition des premiers bouillons, retirer la casserole du feu. Cette consigne paraĂźt simple, elle ne l’est pas toujours : le rĂ©flexe culinaire pousse Ă  laisser cuire davantage, comme pour une confiture. Or la crĂšme de cassis n’a pas besoin de rĂ©duire. Une Ă©bullition longue Ă©paissit trop le mĂ©lange, modifie le parfum du vin et fatigue les notes fraĂźches du fruit.

Moment Geste conseillé Erreur à éviter
Filtrage Laisser d’abord le jus s’écouler seul Écraser brutalement les pĂ©pins
Ajout du sucre Incorporer hors de toute précipitation Verser le sucre en plusieurs tas non mélangés
Chauffe ArrĂȘter aux premiers bouillons Faire rĂ©duire comme une confiture
Alcool Ajouter lorsque le liquide est froid Le verser dans une préparation chaude

Le refroidissement complet est impĂ©ratif avant l’alcool. À chaud, l’alcool s’évapore plus facilement et ses arĂŽmes se dĂ©sĂ©quilibrent. Lorsque le sirop est revenu Ă  tempĂ©rature ambiante, incorporer le petit verre d’alcool neutre alimentaire. Cette touche ne doit pas dominer ; elle apporte de la tenue et renforce la capacitĂ© de garde.

La recette peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e sans ajout d’alcool fort. Le rĂ©sultat sera alors moins puissant, plus proche d’un sirop vineux, et devra ĂȘtre consommĂ© plus rapidement. Cette option convient notamment aux desserts, Ă  condition de conserver les bouteilles au rĂ©frigĂ©rateur aprĂšs ouverture et de les utiliser dans les semaines suivantes.

Dans les maisons dijonnaises, le cassis a longtemps Ă©tĂ© une façon de donner une destination durable aux rĂ©coltes abondantes. La ville elle-mĂȘme a bĂąti une part de son identitĂ© gastronomique sur cette transformation : le fruit, trop acide pour ĂȘtre dĂ©gustĂ© en grande quantitĂ©, devient grĂące au sucre et au temps une boisson de table.

Le liquide refroidi doit ĂȘtre brillant, sombre et fluide sans ĂȘtre aqueux. La juste cuisson ne se mesure pas Ă  une longue durĂ©e, mais Ă  la prĂ©servation du goĂ»t vif du cassis.

Mettre en bouteille la crĂšme de cassis fait maison et organiser son repos

Le verre a son importance. Des bouteilles de 25 cl ou 50 cl permettent d’ouvrir de petites quantitĂ©s et de prĂ©server le reste de la production. Elles doivent ĂȘtre lavĂ©es avec soin, rincĂ©es abondamment puis stĂ©rilisĂ©es : dix minutes dans l’eau bouillante, ou un cycle adaptĂ© au lave-vaisselle, avant un sĂ©chage complet tĂȘte en bas sur un linge propre.

Les bouchons, capsules ou joints mĂ©ritent la mĂȘme attention. Une bouteille parfaite avec une fermeture usĂ©e expose la liqueur Ă  l’oxydation. Un dĂ©tail attire l’Ɠil dans les cuisines de famille : les Ă©tiquettes manuscrites, parfois collĂ©es de travers, portent presque toujours une date. Elles Ă©vitent les oublis et racontent la succession des Ă©tĂ©s mieux qu’un agenda.

Le repos transforme la recette en véritable liqueur

Verser la préparation froide dans les bouteilles, en laissant un léger espace sous le bouchon. Fermer sans attendre puis stocker dans un placard frais, sec et sombre. Un repos de trois à quatre semaines permet aux arÎmes de se fondre. AprÚs deux ou trois mois, le résultat devient généralement plus rond : le vin, le sucre, les feuilles et le fruit cessent de se présenter séparément.

Une crĂšme de cassis maison contenant de l’alcool se conserve habituellement plusieurs mois, parfois jusqu’à un an lorsque l’hygiĂšne a Ă©tĂ© rigoureuse et que le stockage est frais. Une version sans alcool fort doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme plus fragile. AprĂšs ouverture, le rĂ©frigĂ©rateur reste la meilleure protection, surtout durant les pĂ©riodes chaudes.

Il faut surveiller l’aspect de la bouteille au fil du temps. Un dĂ©pĂŽt au fond n’est pas forcĂ©ment prĂ©occupant : les fruits riches en pigments et en matiĂšres naturelles en produisent souvent. Une fermentation, visible par un dĂ©gagement de gaz ou une mousse persistante, signale en revanche une conservation dĂ©faillante. Dans ce cas, il ne faut pas servir la boisson.

Cette phase de repos est aussi celle oĂč la recette trouve son Ă©quilibre. Un voisin prĂ©pare chaque Ă©tĂ© quelques bouteilles avec les baies du marchĂ© des Halles de Dijon ; il les ouvre traditionnellement au dĂ©but de l’automne, lorsque les premiĂšres soirĂ©es fraĂźches rendent un kir plus naturel qu’un apĂ©ritif glacĂ©. L’anecdote dit quelque chose d’essentiel : cette prĂ©paration n’est pas un produit instantanĂ©, mais une rĂ©serve saisonniĂšre.

La Bourgogne a fait du kir un symbole convivial, associant vin blanc sec et crÚme de cassis. Le nom renvoie au chanoine Félix Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968, qui contribua à populariser cet apéritif dans les réceptions officielles. Dans un verre, prévoir une petite dose de liqueur, puis compléter avec un aligoté bien frais. Le cassis doit colorer et parfumer, non recouvrir le vin.

La mĂȘme bouteille peut aussi accompagner une cuisine plus discrĂšte : quelques gouttes dans une salade de fraises, une cuillĂšre dans un fromage blanc, un trait dans le jus d’une poire pochĂ©e. Les desserts y gagnent une profondeur fruitĂ©e, sans nĂ©cessiter de grandes quantitĂ©s. La liqueur reste toutefois alcoolisĂ©e : elle se dĂ©guste avec modĂ©ration et doit ĂȘtre tenue hors de portĂ©e des enfants.

Pour garder l’esprit de ces rĂ©serves artisanales tout en imaginant d’autres itinĂ©raires, le lecteur peut consulter cet itinĂ©raire ferroviaire entre Aix et la mer. Une bouteille Ă©tiquetĂ©e, rangĂ©e Ă  l’ombre, possĂšde au fond la mĂȘme promesse : conserver un lieu et une saison.

Le repos en bouteille n’est pas une attente vide : c’est le temps nĂ©cessaire pour que la prĂ©paration cesse d’ĂȘtre un mĂ©lange et devienne une liqueur.

Servir la crÚme de cassis de Dijon dans des boissons et desserts bien équilibrés

La premiĂšre dĂ©gustation se fait de prĂ©fĂ©rence aprĂšs plusieurs semaines de repos. Verser une petite quantitĂ© dans un verre Ă©troit et observer la couleur : un noir violacĂ© profond, traversĂ© parfois de reflets grenat. Au nez, la prĂ©paration doit Ă©voquer le fruit mĂ»r, le bourgeon et une pointe de vin, sans odeur dominante d’alcool.

Le kir demeure l’usage le plus connu. Il suffit de verser environ 1 cl Ă  2 cl de crĂšme de cassis au fond d’un verre, puis d’ajouter un vin blanc sec et frais. L’aligotĂ© de Bourgogne est souvent choisi pour sa vivacitĂ©, mais un sauvignon peu aromatique ou un blanc de Savoie peuvent Ă©galement convenir. L’équilibre repose sur la retenue : trop de liqueur transforme l’apĂ©ritif en boisson sucrĂ©e et masque l’aciditĂ© du vin.

Du verre à l’assiette : des accords moins attendus

Le cassis accompagne naturellement les autres fruits rouges. Dans une coupe de fraises, de framboises et de groseilles, une cuillÚre de liqueur diluée avec un peu de jus de citron remplace une sauce trop épaisse. La note vineuse souligne les fruits sans les faire disparaßtre, surtout si le dessert contient peu de sucre ajouté.

En cuisine salĂ©e, une petite quantitĂ© peut servir Ă  dĂ©glacer le jus d’un magret de canard, d’un filet de chevreuil ou de champignons rĂŽtis. Il faut alors l’ajouter en fin de cuisson, avec un trait de vinaigre de vin et un peu de fond de volaille. Le rĂ©sultat n’a rien d’une sauce sucrĂ©e : l’aciditĂ© du vinaigre et le sel donnent au cassis une fonction de condiment.

Une version sans alcool peut ĂȘtre obtenue en rĂ©servant une partie du sirop de cassis avant l’ajout final d’alcool. Ce sirop se mĂȘle Ă  de l’eau pĂ©tillante, Ă  une limonade peu sucrĂ©e ou Ă  un thĂ© froid. La diffĂ©rence est nette : la liqueur dĂ©veloppe une chaleur et une longueur en bouche, tandis que le sirop garde une expression plus directe du fruit.

Le service mĂ©rite quelques prĂ©cautions simples. La crĂšme de cassis n’a pas besoin d’ĂȘtre glacĂ©e au congĂ©lateur ; une tempĂ©rature fraĂźche, autour de 8 Ă  12 °C, suffit. Trop froide, elle perd ses arĂŽmes. Trop chaude, le sucre prend le dessus. Les petits verres permettent une dĂ©gustation plus prĂ©cise et rappellent que cette boisson est concentrĂ©e.

Un second regard en images aide Ă  comprendre les dosages du kir et les usages culinaires de cette recette. Le geste est bref, mais le rapport entre vin et cassis change tout.

À y regarder de prĂšs, la crĂšme de cassis raconte une gĂ©ographie intime : celle des jardins, des marchĂ©s, des caves fraĂźches et des repas oĂč l’on ouvre une bouteille en expliquant d’oĂč viennent les baies. Dijon a donnĂ© Ă  ce fruit une rĂ©putation durable ; le fait maison lui redonne une Ă©chelle domestique, attentive et prĂ©cise.

Pour saisir l’esprit de cette recette, il suffit de servir un kir trĂšs sobre avec un aligotĂ© frais : le cassis doit y rester un accent, jamais un dĂ©guisement.

Peut-on utiliser du cassis surgelé pour cette recette ?

Oui, Ă  condition de le laisser dĂ©congeler dans une passoire et de rĂ©cupĂ©rer son jus. Le rĂ©sultat sera gĂ©nĂ©ralement un peu moins vif qu’avec des baies fraĂźchement rĂ©coltĂ©es, mais la macĂ©ration donnera une liqueur parfumĂ©e.

Pourquoi ajouter des feuilles de cassis ?

Les feuilles apportent une note végétale et légÚrement épicée. Elles renforcent le caractÚre du fruit sans changer la couleur de la préparation. Il faut impérativement employer des feuilles non traitées et bien lavées.

Combien de temps garder une crĂšme de cassis faite maison ?

Une prĂ©paration avec alcool, mise en bouteilles stĂ©rilisĂ©es et gardĂ©e Ă  l’abri de la lumiĂšre, peut se conserver plusieurs mois. AprĂšs ouverture, il est prĂ©fĂ©rable de la placer au rĂ©frigĂ©rateur et de la consommer dans les mois qui suivent.

La recette au vin rouge est-elle identique Ă  la crĂšme de cassis de Dijon du commerce ?

Non. Les producteurs de crĂšme de cassis de Dijon travaillent selon des procĂ©dĂ©s et un cahier des charges spĂ©cifiques, fondĂ©s notamment sur la macĂ©ration des baies dans l’alcool. Cette recette familiale au vin rouge s’en inspire tout en proposant une version domestique diffĂ©rente.

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