{"id":741,"date":"2026-10-02T21:03:33","date_gmt":"2026-10-02T21:03:33","guid":{"rendered":"https:\/\/angoulemevictorhugo.fr\/blog\/lyon-rhone-saone-terreaux\/"},"modified":"2026-10-02T21:03:33","modified_gmt":"2026-10-02T21:03:33","slug":"lyon-rhone-saone-terreaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/angoulemevictorhugo.fr\/blog\/lyon-rhone-saone-terreaux\/","title":{"rendered":"Lyon \u00e0 travers les si\u00e8cles : quand les eaux du Rh\u00f4ne et de la Sa\u00f4ne se rejoignaient sur la place des Terreaux"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pav\u00e9 est sec, la fontaine Bartholdi lance ses chevaux de bronze vers l\u2019H\u00f4tel de Ville. Sur la place des Terreaux, les passants suivent les fa\u00e7ades sans imaginer qu\u2019ici, dans les r\u00e9cits anciens et les paysages mouvants de la Presqu\u2019\u00eele, l\u2019eau dessinait un tout autre Lyon. Les deux fleuves ne se regardaient pas seulement depuis leurs quais : ils participaient \u00e0 la fabrication m\u00eame de la ville.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>En bref<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Les Terreaux<\/strong> auraient longtemps form\u00e9 un secteur bas, humide et instable, associ\u00e9 \u00e0 l\u2019ancien rapprochement du Rh\u00f4ne et de la Sa\u00f4ne.<\/li><li>La pr\u00e9sence de l\u2019<strong>\u00eele de Moignat<\/strong>, aujourd\u2019hui effac\u00e9e, rappelle combien le paysage lyonnais a chang\u00e9 avant m\u00eame les grands travaux modernes.<\/li><li>\u00c0 partir de <strong>1760<\/strong>, Michel Antoine Perrache engage un projet qui repousse durablement la confluence vers le sud.<\/li><li>Le quartier de Perrache et l\u2019actuelle Confluence sont n\u00e9s de cette volont\u00e9 d\u2019\u00e9tendre Lyon sur des terres gagn\u00e9es \u00e0 l\u2019eau.<\/li><li>Les berges, longtemps occup\u00e9es par les voies rapides et les usages techniques, retrouvent depuis plusieurs d\u00e9cennies une place dans le quotidien urbain.<\/li><\/ul>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Rep\u00e8re<\/th>\n<th>Ce qu\u2019il faut retenir<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Lieu \u00e9voqu\u00e9<\/td>\n<td>Place des Terreaux, au nord de la Presqu\u2019\u00eele lyonnaise<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Ancien paysage<\/td>\n<td>Terrains humides, bras d\u2019eau et zones mar\u00e9cageuses<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Figure d\u00e9cisive<\/td>\n<td>Michel Antoine Perrache, ing\u00e9nieur et entrepreneur, \u00e0 partir de 1760<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Transformation majeure<\/td>\n<td>D\u00e9placement du point de confluence vers le sud de Lyon<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Lecture actuelle<\/td>\n<td>Une ville qui red\u00e9couvre ses fleuves par les quais, les promenades et Confluence<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_87 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Sommaire<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 eztoc-toggle-hide-by-default' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/angoulemevictorhugo.fr\/blog\/lyon-rhone-saone-terreaux\/#Place_des_Terreaux_a_Lyon_retrouver_le_paysage_deau_efface_par_les_siecles\" >Place des Terreaux \u00e0 Lyon : retrouver le paysage d\u2019eau effac\u00e9 par les si\u00e8cles<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/angoulemevictorhugo.fr\/blog\/lyon-rhone-saone-terreaux\/#Rhone_et_Saone_pourquoi_la_confluence_a_longtemps_modele_lhistoire_de_Lyon\" >Rh\u00f4ne et Sa\u00f4ne : pourquoi la confluence a longtemps model\u00e9 l\u2019histoire de Lyon<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/angoulemevictorhugo.fr\/blog\/lyon-rhone-saone-terreaux\/#Michel_Antoine_Perrache_comment_le_projet_de_1760_a_deplace_la_confluence_lyonnaise\" >Michel Antoine Perrache : comment le projet de 1760 a d\u00e9plac\u00e9 la confluence lyonnaise<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/angoulemevictorhugo.fr\/blog\/lyon-rhone-saone-terreaux\/#Du_quartier_Perrache_a_Confluence_les_fleuves_retrouvent_une_place_dans_la_ville\" >Du quartier Perrache \u00e0 Confluence : les fleuves retrouvent une place dans la ville<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/angoulemevictorhugo.fr\/blog\/lyon-rhone-saone-terreaux\/#Patrimoine_des_Terreaux_et_memoire_de_la_confluence_lire_Lyon_autrement_en_2026\" >Patrimoine des Terreaux et m\u00e9moire de la confluence : lire Lyon autrement en 2026<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Place_des_Terreaux_a_Lyon_retrouver_le_paysage_deau_efface_par_les_siecles\"><\/span>Place des Terreaux \u00e0 Lyon : retrouver le paysage d\u2019eau effac\u00e9 par les si\u00e8cles<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout para\u00eet min\u00e9ral aux Terreaux. La place est cadr\u00e9e par l\u2019H\u00f4tel de Ville, l\u2019Op\u00e9ra de Jean Nouvel et le mus\u00e9e des Beaux-Arts, install\u00e9 dans l\u2019ancienne abbaye des Dames de Saint-Pierre. Pourtant, \u00e0 y regarder de pr\u00e8s, son nom conserve une m\u00e9moire g\u00e9ographique : les \u00ab terreaux \u00bb d\u00e9signaient des lev\u00e9es de terre, des terrains bas et parfois des espaces remani\u00e9s par les eaux. Dans ce secteur de la Presqu\u2019\u00eele, la fronti\u00e8re entre sol ferme, gr\u00e8ve et marais fut longtemps incertaine.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00e9cits consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019histoire urbaine de Lyon \u00e9voquent un ancien rapprochement entre le Rh\u00f4ne et la Sa\u00f4ne \u00e0 hauteur de l\u2019actuelle place des Terreaux. Il ne faut pas imaginer une confluence dessin\u00e9e avec la nettet\u00e9 d\u2019un plan contemporain, ni deux rubans d\u2019eau identiques \u00e0 ceux visibles aujourd\u2019hui au sud de Perrache. Le paysage fluvial ancien \u00e9tait fait de bras secondaires, de d\u00e9p\u00f4ts alluviaux, d\u2019\u00eeles et de zones inondables. La Sa\u00f4ne elle-m\u00eame suivait des trac\u00e9s qui se sont d\u00e9plac\u00e9s, selon les crues, les remblais et les occupations humaines.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En face de ce secteur, l\u2019<strong>\u00eele de Moignat<\/strong> aurait servi de rep\u00e8re dans un paysage ouvert et mouvant. Son effacement est r\u00e9v\u00e9lateur : les \u00eeles urbaines ne disparaissent pas toujours sous l\u2019effet d\u2019un seul chantier spectaculaire. Elles sont peu \u00e0 peu rattach\u00e9es \u00e0 la rive, recouvertes par les s\u00e9diments, nivel\u00e9es ou absorb\u00e9es par les remblais. Ce qu\u2019on oublie souvent, c\u2019est que Lyon s\u2019est constitu\u00e9e autant par la construction de rues et de ponts que par une longue entreprise de stabilisation des sols.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La situation explique aussi la logique de l\u2019occupation antique. Lugdunum s\u2019installe d\u2019abord sur les hauteurs de Fourvi\u00e8re, moins expos\u00e9es aux d\u00e9bordements, tandis que les activit\u00e9s artisanales, commerciales et portuaires gagnent progressivement les secteurs bas. Au pied de la Croix-Rousse, le quartier de Condate puis les espaces proches de la Presqu\u2019\u00eele profitent de la rencontre des circulations terrestres et fluviales. Le Rh\u00f4ne apporte une puissance et une instabilit\u00e9 consid\u00e9rables ; la Sa\u00f4ne, plus lente, sert davantage les \u00e9changes vers la Bourgogne et le bassin parisien.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette g\u00e9ographie aide \u00e0 comprendre la densit\u00e9 particuli\u00e8re du centre lyonnais. La ville ne s\u2019est pas simplement \u00e9tendue autour d\u2019une place ; elle a appris \u00e0 n\u00e9gocier avec un terrain disponible par intermittence. Des g\u00e9n\u00e9rations de ma\u00e7ons, de bateliers, de religieux et de marchands ont fait avec l\u2019eau, parfois contre elle. La fontaine Bartholdi, install\u00e9e place des Terreaux en 1892, ne raconte pas directement cette \u00e9poque ancienne, mais elle prolonge l\u2019id\u00e9e d\u2019une cit\u00e9 o\u00f9 la force des fleuves reste un \u00e9l\u00e9ment de d\u00e9cor, de pouvoir et de m\u00e9moire.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La place actuelle donne ainsi l\u2019illusion d\u2019une fixit\u00e9 parfaite. Elle est pourtant l\u2019un des endroits o\u00f9 le patrimoine lyonnais rappelle le plus clairement que la ville repose sur un sol conquis, ass\u00e9ch\u00e9 et sans cesse redessin\u00e9. Sous les dalles, les couches de terre parlent encore d\u2019eau.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Rhone_et_Saone_pourquoi_la_confluence_a_longtemps_modele_lhistoire_de_Lyon\"><\/span>Rh\u00f4ne et Sa\u00f4ne : pourquoi la confluence a longtemps model\u00e9 l\u2019histoire de Lyon<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux eaux, deux temp\u00e9raments. Le Rh\u00f4ne arrive des Alpes avec un d\u00e9bit rapide, charg\u00e9 de limons et soumis \u00e0 des crues parfois brutales ; la Sa\u00f4ne descend plus paisiblement depuis le nord-est, avec une couleur souvent plus sombre et des variations moins soudaines. Leur rencontre a donn\u00e9 \u00e0 Lyon une position commerciale exceptionnelle, mais aussi une contrainte durable. La confluence n\u2019\u00e9tait pas un simple motif de carte postale : elle d\u00e9terminait les itin\u00e9raires, les terrains constructibles et l\u2019emplacement des ports.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l\u2019Antiquit\u00e9, la pr\u00e9sence du confluent contribue \u00e0 faire de Lugdunum une capitale strat\u00e9gique de la Gaule romaine. Fond\u00e9e en <strong>43 avant notre \u00e8re<\/strong>, la colonie domine les circulations entre vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, Massif central et axes septentrionaux. Les recherches arch\u00e9ologiques, notamment celles relay\u00e9es par le service arch\u00e9ologique de la Ville de Lyon et par les travaux d\u2019Alpara, montrent une occupation graduelle des terrains de Presqu\u2019\u00eele. L\u2019eau n\u2019est jamais loin : elle sert au transport, \u00e0 l\u2019approvisionnement et \u00e0 l\u2019\u00e9vacuation, mais elle limite aussi la continuit\u00e9 du b\u00e2ti.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au Moyen \u00c2ge, les deux fleuves deviennent des fronti\u00e8res urbaines autant que des ressources. La Sa\u00f4ne concentre une part importante des activit\u00e9s commerciales et des franchissements, tandis que le Rh\u00f4ne demeure plus difficile \u00e0 ma\u00eetriser. Les ponts ne sont pas de simples ouvrages techniques : ils organisent les taxes, les march\u00e9s et les entr\u00e9es de ville. Le pont de la Guilloti\u00e8re, attest\u00e9 d\u00e8s le XII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle dans sa forme m\u00e9di\u00e9vale, relie progressivement Lyon \u00e0 la rive gauche du Rh\u00f4ne, alors beaucoup moins urbanis\u00e9e qu\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les crues rappellent r\u00e9guli\u00e8rement la fragilit\u00e9 de cet \u00e9quilibre. Celle de <strong>1856<\/strong>, rest\u00e9e l\u2019une des grandes inondations lyonnaises, marque durablement les m\u00e9moires et acc\u00e9l\u00e8re la r\u00e9flexion sur les protections de rive. Elle intervient apr\u00e8s le d\u00e9placement de la confluence, mais elle r\u00e9v\u00e8le la permanence d\u2019un fait simple : d\u00e9placer des cours d\u2019eau, remblayer des marges ou \u00e9difier des quais ne supprime pas la puissance hydraulique du territoire. La m\u00e9tropole contemporaine reste attentive \u00e0 cet h\u00e9ritage lorsqu\u2019elle am\u00e9nage ses berges.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les si\u00e8cles pass\u00e9s, la rencontre du Rh\u00f4ne et de la Sa\u00f4ne nourrit aussi une mythologie locale. Les deux fleuves sont parfois figur\u00e9s comme des \u00eatres qui se cherchent, se m\u00ealent et poursuivent ensemble leur route vers le Midi. Cette personnification n\u2019a rien d\u2019anecdotique. Elle traduit le rapport intime d\u2019une ville \u00e0 ses paysages, avant que les infrastructures du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle ne tendent \u00e0 s\u00e9parer les habitants de leurs rives.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une promenade entre le quai Saint-Vincent et les quais du Rh\u00f4ne permet encore d\u2019observer cette double appartenance. Les pierres de la Sa\u00f4ne racontent l\u2019ancien commerce ; les grands alignements du Rh\u00f4ne disent l\u2019\u00e9chelle m\u00e9tropolitaine. La confluence lyonnaise n\u2019est donc pas seulement un point sur une carte : elle est la matrice d\u2019une ville qui a grandi entre deux r\u00e9gimes d\u2019eau.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"LYON : Les traces de la bataille de 197 ap. J.-C. \/ Mission Arch\u00e9o S1 EP3\" width=\"760\" height=\"428\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Sxwda_iyBm4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le visiteur press\u00e9 s\u2019arr\u00eate souvent au panorama de la pointe de la Presqu\u2019\u00eele. Il gagne \u00e0 remonter mentalement le cours du temps : avant les quais ordonn\u00e9s et les ponts actuels, Lyon \u00e9tait un archipel de pratiques, de travers\u00e9es et de terrains incertains.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Michel_Antoine_Perrache_comment_le_projet_de_1760_a_deplace_la_confluence_lyonnaise\"><\/span>Michel Antoine Perrache : comment le projet de 1760 a d\u00e9plac\u00e9 la confluence lyonnaise<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le bas de la Presqu\u2019\u00eele n\u2019\u00e9tait pas encore un quartier. Au milieu du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, l\u2019espace situ\u00e9 au sud d\u2019Ainay reste largement marqu\u00e9 par les l\u00f4nes, les gr\u00e8ves et les mar\u00e9cages. C\u2019est l\u00e0 que <strong>Michel Antoine Perrache<\/strong>, ing\u00e9nieur et entrepreneur, formule en <strong>1760<\/strong> un projet qui para\u00eet immense pour son \u00e9poque : ass\u00e9cher, remblayer et urbaniser les terrains compris entre les deux fleuves afin de prolonger Lyon vers le sud.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019ambition n\u2019est pas seulement immobili\u00e8re, m\u00eame si l\u2019enjeu foncier est consid\u00e9rable. La ville manque d\u2019espaces r\u00e9guliers pour accueillir entrep\u00f4ts, habitations, \u00e9quipements et activit\u00e9s li\u00e9es au commerce. Le site du futur Perrache se trouve \u00e0 l\u2019\u00e9cart du centre dense, mais il repr\u00e9sente une r\u00e9serve de terrain rare dans une cit\u00e9 prise entre collines et eaux. Le projet vise donc \u00e0 faire reculer la zone de rencontre des cours d\u2019eau et \u00e0 transformer un paysage instable en territoire urbain.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les travaux sont longs, co\u00fbteux et techniquement d\u00e9licats. Il faut canaliser, construire des digues, rapporter des mat\u00e9riaux, organiser les \u00e9coulements. Perrache ne voit pas l\u2019ach\u00e8vement complet de son entreprise : il meurt en <strong>1779<\/strong>. Son nom demeure pourtant attach\u00e9 \u00e0 l\u2019op\u00e9ration, puis \u00e0 la gare ouverte en 1857 et \u00e0 tout un secteur de Lyon. Cette persistance toponymique dit la force d\u2019un projet qui a d\u00e9pass\u00e9 son initiateur.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au fil du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, l\u2019espace gagn\u00e9 sur l\u2019eau accueille une urbanisation plus structur\u00e9e. La gare de Perrache, les voies ferr\u00e9es, les entrep\u00f4ts et les infrastructures routi\u00e8res font de ce morceau de ville un lieu de circulation et de transit. La confluence est alors rejet\u00e9e beaucoup plus au sud, vers La Mulati\u00e8re. Ce d\u00e9placement, de plusieurs kilom\u00e8tres par rapport aux paysages anciens associ\u00e9s aux Terreaux, change les habitudes autant que les cartes : le centre de Lyon cesse de percevoir quotidiennement la rencontre des fleuves.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e9ussite du chantier a aussi sa contrepartie. En produisant des terrains urbanisables, il cr\u00e9e une coupure progressive entre les Lyonnais et les rives. Le bas de la Presqu\u2019\u00eele devient pendant longtemps un univers de gare, de logistique et de grands axes, moins propice \u00e0 la fl\u00e2nerie qu\u2019au passage. Les transformations ult\u00e9rieures de Confluence tentent pr\u00e9cis\u00e9ment de retisser des liens entre habitat, activit\u00e9s et eau, sans effacer l\u2019\u00e9paisseur industrielle du lieu.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour suivre cette histoire dans les usages d\u2019aujourd\u2019hui, <a href=\"https:\/\/angoulemevictorhugo.fr\/blog\/incontournables-lyon-mars-2026\/\">les parcours lyonnais propos\u00e9s au printemps 2026<\/a> offrent un contrepoint utile : ils montrent une ville o\u00f9 les quartiers autrefois p\u00e9riph\u00e9riques sont devenus des prolongements naturels du centre. Mais l\u2019essentiel demeure sous les pieds. Perrache n\u2019a pas seulement b\u00e2ti un quartier ; il a d\u00e9plac\u00e9 la g\u00e9ographie mentale de Lyon.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Du_quartier_Perrache_a_Confluence_les_fleuves_retrouvent_une_place_dans_la_ville\"><\/span>Du quartier Perrache \u00e0 Confluence : les fleuves retrouvent une place dans la ville<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Longtemps, la pointe sud de la Presqu\u2019\u00eele a \u00e9t\u00e9 regard\u00e9e depuis le centre comme un arri\u00e8re-plan technique. On y croisait les rails, les hangars, les entrep\u00f4ts, les bretelles routi\u00e8res et les emprises portuaires. Le secteur \u00e9tait utile \u00e0 Lyon, mais rarement habit\u00e9 comme une promenade. Le retournement amorc\u00e9 \u00e0 la fin du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle tient \u00e0 une id\u00e9e simple : les fleuves ne sont pas seulement des contraintes \u00e0 contenir, ils peuvent redevenir une pr\u00e9sence urbaine.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le projet Lyon Confluence, lanc\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, transforme progressivement environ <strong>150 hectares<\/strong> au sud de Perrache, selon les donn\u00e9es publi\u00e9es par la M\u00e9tropole de Lyon et la soci\u00e9t\u00e9 publique locale d\u2019am\u00e9nagement. Le p\u00e9rim\u00e8tre m\u00eale logements, bureaux, \u00e9quipements culturels, commerces et espaces publics. Le mus\u00e9e des Confluences, inaugur\u00e9 en <strong>2014<\/strong> \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 sud-est du quartier, joue un r\u00f4le de rep\u00e8re architectural, m\u00eame si sa situation en bordure des grands axes souligne encore la difficult\u00e9 de raccorder toutes les \u00e9chelles du site.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un d\u00e9tail attire l\u2019\u0153il depuis le quai Rambaud : les anciens b\u00e2timents industriels n\u2019ont pas tous disparu. La Sucri\u00e8re, ancienne usine devenue lieu d\u2019expositions et d\u2019\u00e9v\u00e9nements, conserve une silhouette massive qui \u00e9vite au quartier de se r\u00e9duire \u00e0 une vitrine neuve. Cette coexistence entre halles r\u00e9employ\u00e9es, immeubles r\u00e9cents et promenades plant\u00e9es donne \u00e0 Confluence une identit\u00e9 moins uniforme qu\u2019on ne le croit. La transformation demeure cependant in\u00e9gale : certains rez-de-chauss\u00e9e sont tr\u00e8s anim\u00e9s, d\u2019autres restent d\u00e9pendants des horaires de bureaux.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les berges du Rh\u00f4ne et de la Sa\u00f4ne gagnent parall\u00e8lement de nouveaux usages. Marcheurs, coureurs, cyclistes et familles s\u2019approprient les cheminements am\u00e9nag\u00e9s. Dans une ville dense, cette ouverture compte : elle cr\u00e9e des continuit\u00e9s paysag\u00e8res et des respirations \u00e0 quelques minutes de Bellecour. La contrepartie est connue des riverains : les espaces ouverts aux circulations douces restent expos\u00e9s au vent, \u00e0 la chaleur estivale et aux nuisances de certains axes proches. Une reconqu\u00eate ne fait pas dispara\u00eetre d\u2019un coup les infrastructures h\u00e9rit\u00e9es du si\u00e8cle pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La lecture de la confluence actuelle gagne \u00e0 s\u2019affranchir de la seule image spectaculaire. Ce lieu est le r\u00e9sultat d\u2019une s\u00e9dimentation : marais d\u2019abord, terrains remblay\u00e9s ensuite, quartier ferroviaire et logistique, puis op\u00e9ration urbaine. Le Rh\u00f4ne et la Sa\u00f4ne ne se rejoignent plus aux Terreaux, mais les choix qui ont \u00e9loign\u00e9 leur rencontre ont fa\u00e7onn\u00e9 toute la Presqu\u2019\u00eele. Le quartier contemporain en porte les traces, dans l\u2019orientation des rues, la largeur des quais et le rapport parfois discontinu aux rives.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Toute l\u2019histoire de Lyon en 22 minutes\" width=\"760\" height=\"428\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/kbtcU3c-r-8?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour prolonger cette lecture par les usages quotidiens, <a href=\"https:\/\/angoulemevictorhugo.fr\/blog\/plus-ancien-restaurant-lyon\/\">l\u2019histoire d\u2019un restaurant lyonnais ancien<\/a> rappelle que les quartiers se comprennent aussi par leurs tables, leurs habitudes et les commerces qui survivent aux grands changements de d\u00e9cor. L\u2019eau retrouve sa place lorsque la ville redevient praticable \u00e0 hauteur de pas.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Patrimoine_des_Terreaux_et_memoire_de_la_confluence_lire_Lyon_autrement_en_2026\"><\/span>Patrimoine des Terreaux et m\u00e9moire de la confluence : lire Lyon autrement en 2026<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La place des Terreaux n\u2019est pas un mus\u00e9e \u00e0 ciel ouvert fig\u00e9 dans une \u00e9poque. Elle superpose des r\u00e9cits : une m\u00e9moire d\u2019eau ancienne, l\u2019affirmation municipale avec l\u2019H\u00f4tel de Ville, la pr\u00e9sence monastique devenue mus\u00e9e, puis les r\u00e9am\u00e9nagements contemporains. La place telle qu\u2019elle se pr\u00e9sente en 2026 r\u00e9sulte notamment du r\u00e9am\u00e9nagement con\u00e7u par Daniel Buren et Christian Drevet, livr\u00e9 en <strong>1994<\/strong> puis repris au cours des ann\u00e9es 2010. Ses lignes, ses jets et ses niveaux ont suscit\u00e9 des d\u00e9bats d\u2019usage, preuve qu\u2019un espace public reste vivant quand il n\u2019est jamais totalement termin\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il faut s\u2019attarder devant la fontaine Bartholdi. R\u00e9alis\u00e9e pour Bordeaux avant d\u2019\u00eatre install\u00e9e \u00e0 Lyon, elle figure un char tir\u00e9 par quatre chevaux. L\u2019\u0153uvre semble lancer l\u2019eau en avant, comme si elle rejouait la puissance des fleuves. Cette lecture n\u2019est pas historique au sens strict : Bartholdi ne reconstitue pas le confluent ancien. Mais la pr\u00e9sence de cette sculpture au c\u0153ur des Terreaux cr\u00e9e une r\u00e9sonance forte avec le pass\u00e9 hydraulique du site, et avec l\u2019imaginaire d\u2019une ville qui a toujours attribu\u00e9 une force presque humaine \u00e0 ses cours d\u2019eau.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le patrimoine lyonnais se lit souvent par ses fa\u00e7ades Renaissance du Vieux Lyon, ses pentes de la Croix-Rousse ou les perspectives de la Presqu\u2019\u00eele. Pourtant, la g\u00e9ographie m\u00e9rite une attention \u00e9gale. Les anciens chenaux, les remblais et les fronts de quai sont des monuments moins visibles, mais ils expliquent l\u2019implantation des b\u00e2timents. L\u2019inscription du site historique de Lyon sur la Liste du patrimoine mondial de l\u2019UNESCO en <strong>1998<\/strong> reconna\u00eet d\u2019ailleurs une continuit\u00e9 urbaine exceptionnelle, de Fourvi\u00e8re \u00e0 la Presqu\u2019\u00eele, plut\u00f4t qu\u2019une collection isol\u00e9e de beaux \u00e9difices.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une lecture attentive peut s\u2019appuyer sur quelques rep\u00e8res concrets :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>La place des Terreaux<\/strong>, pour imaginer les terrains humides et l\u2019ancien paysage de la Presqu\u2019\u00eele.<\/li><li><strong>Le quai Saint-Vincent<\/strong>, pour comprendre le r\u00f4le commercial et urbain de la Sa\u00f4ne.<\/li><li><strong>Le pont de la Guilloti\u00e8re<\/strong>, pour mesurer l\u2019importance historique des franchissements du Rh\u00f4ne.<\/li><li><strong>La gare de Perrache<\/strong>, pour voir comment le XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle a fait de l\u2019ancien espace fluvial un n\u0153ud de transport.<\/li><li><strong>La pointe de Confluence<\/strong>, pour observer la rencontre actuelle des deux fleuves et l\u2019urbanisation qui l\u2019encadre.<\/li><\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette continuit\u00e9 demande n\u00e9anmoins de ne pas id\u00e9aliser le pass\u00e9. Les marais, les inondations et les difficult\u00e9s de franchissement n\u2019\u00e9taient pas un d\u00e9cor romantique ; ils compliquaient la vie des habitants et freinaient l\u2019extension de la ville. Les grands travaux de canalisation ont apport\u00e9 des terrains et des protections. En retour, ils ont parfois \u00e9loign\u00e9 les habitants de l\u2019eau. L\u2019histoire de Lyon tient dans cette tension, entre ma\u00eetrise n\u00e9cessaire et d\u00e9sir de retrouver les rives.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour comprendre les Terreaux en une heure, il suffit de partir de la fontaine Bartholdi, de descendre vers les quais de Sa\u00f4ne puis de suivre la Presqu\u2019\u00eele jusqu\u2019\u00e0 Perrache. La marche relie ce que les si\u00e8cles ont s\u00e9par\u00e9 : une ancienne ville d\u2019eau et la confluence visible d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Sources :<\/strong> Archives municipales de Lyon, dossiers sur l\u2019histoire urbaine de la Presqu\u2019\u00eele ; Alpara, recherches arch\u00e9ologiques sur Lyon antique et m\u00e9di\u00e9vale ; M\u00e9tropole de Lyon et SPL Lyon Confluence, donn\u00e9es de projet consult\u00e9es en 2026 ; UNESCO, inscription du site historique de Lyon en 1998 ; travaux de Bernard Gauthiez sur les franchissements et les transformations fluviales lyonnaises.<\/p>\n\n<script type=\"application\/ld+json\">\n{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@type\":\"FAQPage\",\"mainEntity\":[{\"@type\":\"Question\",\"name\":\"Le Rhu00f4ne et la Sau00f4ne se rejoignaient-ils vraiment place des Terreaux ?\",\"acceptedAnswer\":{\"@type\":\"Answer\",\"text\":\"Les paysages anciens de la Presquu2019u00eele u00e9taient composu00e9s de bras du2019eau, de zones humides et de terrains alluviaux mouvants. 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Les Terreaux sont associ\u00e9s \u00e0 un ancien secteur de rapprochement des deux fleuves, bien avant que la confluence ne soit stabilis\u00e9e au sud de Lyon.<\/p>\n<h3>Pourquoi la confluence a-t-elle \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9e vers La Mulati\u00e8re ?<\/h3>\n<p>\u00c0 partir de 1760, le projet de Michel Antoine Perrache vise \u00e0 ass\u00e9cher et remblayer les mar\u00e9cages du sud de la Presqu\u2019\u00eele pour permettre l\u2019extension de Lyon. Ces travaux repoussent progressivement la rencontre du Rh\u00f4ne et de la Sa\u00f4ne vers le sud.<\/p>\n<h3>Qui \u00e9tait Michel Antoine Perrache ?<\/h3>\n<p>Michel Antoine Perrache \u00e9tait un ing\u00e9nieur et entrepreneur lyonnais. Il a con\u00e7u le projet d\u2019am\u00e9nagement des terrains mar\u00e9cageux au sud d\u2019Ainay, \u00e0 l\u2019origine du quartier et de la gare qui portent son nom.<\/p>\n<h3>Quel lien existe entre Perrache et le quartier de Confluence ?<\/h3>\n<p>Confluence prolonge au sud les terrains gagn\u00e9s sur l\u2019eau par les am\u00e9nagements initi\u00e9s au XVIIIe si\u00e8cle. Le quartier contemporain r\u00e9emploie une partie de l\u2019h\u00e9ritage industriel, ferroviaire et portuaire de ce territoire.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le pav\u00e9 est sec, la fontaine Bartholdi lance ses chevaux de bronze vers l\u2019H\u00f4tel de Ville. Sur la place des Terreaux, les passants suivent les fa\u00e7ades sans imaginer qu\u2019ici, dans les r\u00e9cits anciens et les paysages mouvants de la Presqu\u2019\u00eele, l\u2019eau dessinait un tout autre Lyon. 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